Confidentiel

8 Novembre 2016 – Hillary Clinton non innocentée, probablement pardonnée – Quoiqu’il arrive aujourd’hui, Hillary Clinton pourrait bien échapper aux conséquences des deux enquêtes du FBI toujours en cours, l’une à propos de “corruption publique” et l’autre concernant la Fondation Clinton. Si Donald Trump devient président, l’actuel Barack Obama pourrait la pardonner de ses violations passées de la loi, instruites ou non comme Gerald Ford le fit pour Richard Nixon. Si Hillary Clinton devient président, elle pourrait légalement s’auto-pardonner. Yes, she can.

4 Novembre 2016 – Le renseignement US brouille la ligne – Nous sommes vendredi et la semaine a été vraiment agitée, principalement par l’affrontement de plus en plus violent verbalement entre les candidats à la Maison Blanche, Donald Trump et Hillary Clinton. Cette dernière voit s’accumuler sur elles les accusations, parfois réellement graves et parfois quelque peu fantaisistes. Au milieu du champ de bataille s’affrontent par anciens “Senior Officials” interposés deux camps au coeur de l’Etat américain, l’un majoritaire et pour Trump, l’autre minoritaire et pour Clinton. Preuve éclatante que l’élection oppose nationalistes et globalistes, plutôt que Républicains contre Démocrates: l’ancien directeur de la CIA James Woolsey, Démocrate conservateur nommé par Bill Clinton et soutien de Trump s’oppose publiquement dans la presse à l’ancien directeur de la NSA James Hayden, Républicain néo-conservateur nommé par George W. Bush et soutien de Clinton. Autre exemple, l’ancien directeur de la DIA Michael Flynn, un Démocrate issue d’une famille activiste, et soutien de Trump. Dans cette élection, rien n’est vraiment comme avant. Pour l’anecdote, Le Politique se rappelle du jour où un avion de tourisme se posa sur la pelouse de la Maison Blanche. “Tiens voilà Woolsey,” blaguait-on à l’époque alors que Woolsey échouait à obtenir un rendez-vous avec le président d’alors, Bill Clinton. A l’époque, la menace posée par Al Qaeda n’était pas une priorité. En attendant le 8 novembre, n’hésitez pas à nous contacter, vos observations sont toujours prises en compte avec attention.

3 Novembre 2016 – Travail d’intérieur? – La Russie ne serait ni liée à Donald Trump, ni… aux fuites orchestrées par WikiLeaks, selon les enquêtes menées par le FBI. De plus en plus d’informations semblent confirmer ce que Le Politique avait écrit dès août 2015 à savoir qu’au sein même des organes américains, une majorité préfère Trump et n’hésite pas à parler de “compromission” concernant Clinton. La réouverture de l’enquête du FBI concernant les e-mails de Clinton résulte d’une enquête (pour délits sexuels) du NYPD concernant les ordinateurs d’Anthony Weiner, le conjoint de Huma Abedin, la plus proche collaboratrice de Clinton. Au vu des éléments recueillis par le NYPD, ce dernier n’avait pas d’autre obligation légale que de prévenir le FBI considérant les soupçons d’infraction fédérale quant à la détention illégale (et transport) d’information classifiées. Cette actualité – et celle à venir – résulterait plus probablement d’un “inside job”, à savoir l’effort d’une part majoritaire des organes désireuse de rétablir la souveraineté nationale et de combattre le véritable ennemi (qui ne serait pas la Russie…). Dans cet effort pointe l’idée que si l’Europe “européenne” disparaît, les Etats-Unis suivront. Ceci est très présent dans la “vision” Trump. Pour ou contre Trump, c’est un combat violent et profond qui se déroule en coulisses, au coeur même de nos Etats.

2 Novembre 2016 – Tim Kaine président? – Si Hillary Clinton est élue, considérant les crimes et délits (au sens de la loi américaine) qui pourraient lui être reprochés, de plus en plus de juristes américains jugent “élevée” la probabilité qu’elle soit destituée au cours de sa première année de mandat, faisant ainsi de son colistier Tim Kaine le vrai prochain président des Etats-Unis. Quant au directeur du FBI James Comey dont la campagne Démocrate s’interroge sur les motivations après qu’il a annoncé la réouverture de l’enquête fédérale relative au serveur d’e-mails de Clinton, sa décision pourrait aussi avoir été prise après divers éléments recueillis par une équipe d’au moins 5 agents spéciaux en charge d’une autre enquête relative à la fondation Clinton. Rappelons que lors de son audition au Sénat en juillet 2016, Comey avait confirmé à plusieurs reprises les manquements de Clinton, sans pour autant pouvoir assurer de l’issue favorable d’une inculpation fédérale finalement non entreprise. A ceci s’ajouterait la possibilité au moins légale et à ne pas exclure d’un “accord” à un moment ou un autre entre le FBI et Huma Abedin, la plus proche collaboratrice de Clinton, afin d’éviter l’emprisonnement dans le cas où parmi les 650.000 e-mails découverts chez elle se trouvait la moindre information classifiée. A la Maison Blanche, il semble s’agir non plus de sauver Clinton mais de savoir dans quelle mesure le président Barack Obama pourrait être concerné. A 7 jours du vote, c’est sans précédent. Si rien n’est joué, à peine 1 tiers des Américains disent avoir confiance en Clinton.

2 Novembre 2016 – Anticiper n’est pas jouer (Trump, Clinton) – “Les jeux sont faits”, “Clinton a déjà gagné”: 7 jours avant Election Day, rien ne semble finalement moins sûr que l’affirmation diffusée par les canaux traditionnels d’information depuis quelques semaines. Avec une remontée surprise dans les sondages et la preuve apportée par James Comey que l’affaire des e-mails n’est pas terminée, Donald Trump déjoue encore les pronostics. Pourtant les avertissements furent nombreux. Rien n’est joué, et à l’instar du Brexit, il faudra simplement attendre le résultat pour avoir quelque certitude. Anticiper n’est pas jouer. La proximité plus politique que populaire des canaux traditionnels d’information leur a donné une perception erronée de la réalité. Et le 8 novembre peut-être…

28 Octobre 2016 – Donald Trump (encore) – Le 26 octobre, Le Politique informait via Twitter que selon ses sources, Donald Trump n’était distancé que de 3,9 points de pourcentage par Hillary Clinton. Le lendemain, 24 heures après, les sondages confirment nos informations données en avance. Quand bien même il est vrai que Clinton est actuellement mieux positionnée pour l’emporter le 8 novembre, une surprise ou un résultat “too close to call” n’est pas impossible. Nos correspondants à New York nous indiquent qu’en dépit des sondages, une majorité des financiers ont adopté une stratégie “au cas où” préférant ne pas profiter immédiatement d’un éventuel “rally” qui suivrait l’élection de Clinton mais plutôt de parer à un éventuel choc en cas d’élection – certes improbable indiquent-ils – de Trump. A suivre donc, la semaine prochaine pourrait être mouvementée.

26 Octobre 2016 – OTAN, Russie – Comme indiqué hier dans l’article relatif aux échanges commerciaux intra-européens dans le secteur des munitions, de plus en plus d’éléments indiqueraient une montée concrète des tensions, principalement entre l’OTAN et la Russie. Si certains spécialistes parlent ouvertement d’une possibilité de guerre, Le Politique estime qu’aucune des parties n’a d’intérêt vital à s’engager dans un tel conflit. Les divers mouvements observés ressemblent – pour l’heure – plus à des tactiques de posture qu’à de véritables opérations de préparation. Ce contexte difficile devrait occasionner une volatilité accrue, en sus de l’élection présidentielle américaine.

26 Septembre 2016 – Donald Trump – Les correspondants de Le Politique aux Etats-Unis, dont certains activistes des partis Républicain et Démocrate, confirment que l’élection du 8 novembre sera bien plus incertaine que prévue par les canaux traditionnels d’information. Nous est confirmé qu’une part plus importante que d’habitude parmi la minorité noire pourrait voter Républicain, dans une proportion de 2 à 3 fois plus que pour Mitt Romney, candidat Républicain en 2012. Nous est confirmée aussi la faiblesse d’enthousiasme dans le camp Clinton à rebours d’un dynamisme militant croissant chez Trump, notamment dans les “Swing States”. Le premier des trois débats présidentiels sera diffusé en direct cette nuit à partir de 1h GMT (soit 21h heure locale). “Toute erreur / difficulté de Clinton favorisera Trump,” nous indique un correspondant, “plus que l’inverse ne favoriserait Clinton.” La diabolisation de Trump a été telle ces derniers mois que quoiqu’il ferait, il ne subirait guère de dommage s’il commettait des impairs en tant que “challenger”; tandis que Clinton en tant que “favorite” désignée perdrait bien plus.

Risques Majeurs (26 septembre 2016)

Selon Le Politique, les 3 risques majeurs actuels pesant sur l’économie mondiale sont:

  1. L’affrontement russo-américain en Syrie est de mauvais augure, et la violence des échanges diplomatiques récents est inquiétante.
  2. Le risque bancaire de l’Italie (et donc de la France par extension) et les difficultés persistantes de la Grèce pourraient provoquer un dérèglement durable de la zone euro, en sus du Brexit et de son impact sur l’opinion publique.
  3. L’élection présidentielle américaine dans laquelle le candidat Républicain Donald Trump est considéré comme un facteur majeur d’incertitude. Le Politique estime qu’en cas d’élection de Trump, l’incertitude sera temporaire et non systémique contrairement aux sombres prévisions relayées par les canaux traditionnels d’information.