La controverse Belattar vs Valls montre combien l’islamisme transforme notre société

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Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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On lui prête des ambitions municipales à Barcelone (Espagne) mais en tant qu’ancien premier ministre français et député de l’Essonne (LREM), l’ancien socialiste Manuel Valls semble bien décidé à peser dans le débat politique national.

Après que « l’humoriste » Yassine Bellatar, nommé par son ami le président de la République Emmanuel Macron au Conseil présidentiel des villes, a estimé être « plus français » que M. Valls – naturalisé français à 20 ans – ce dernier riposte et reçoit le soutien de nombreuses personnalités de tous bords politiques.

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L’ancien premier ministre avait notamment critiqué les récentes déclarations extrêmement controversées de Yassine Bellatar comparant les crimes commis par les djihadistes à une « fête d’anniversaire » et à des « galipettes ».

Estimant que la décision d’Emmanuel Macron de le nommer au Conseil des villes est une « faute », Manuel Valls (1) cite Le Prince de Machiavel par ces mots : « C’est par les gens que le prince tient auprès de sa personne que l’on juge de son esprit et de sa prudence ».

Désormais très engagé dans la lutte contre l’antisémitisme et contre l’Islam politique surtout depuis son départ de Matignon, Manuel Valls est même plébiscité à droite à l’instar de Luc Ferry (2), l’ancien ministre de l’éducation de Jacques Chirac, qui écrit que « comme souvent Manuel Valls, qui aurait dû être le grand leader de la gauche si elle avait encore un peu d’intelligence, a mille fois raison ».

Par conséquent, peut-on en tirer deux informations :

1) d’abord Manuel Valls agace de plus en plus au sein de la direction de La République en Marche (LREM) qui semble multiplier les initiatives discutables pour conserver l’électorat communautariste à l’image de M. Bellatar,

2) ensuite la recomposition politique suscitée par la « disruption » d’Emmanuel Macron – lui-même ancien ministre socialiste du gouvernement Valls – poursuit ses effets puisque Manuel Valls, pourtant député LREM, paraît désormais plus populaire à droite qu’à gauche.

Doit-on en conclure que l’islamisme est la nouvelle ligne de démarcation de la scène politique française ?

Le cas échéant, cela montrerait l’étendue du problème et constituerait une « victoire » du point de vue des islamistes qui auraient alors réussi à imposer leur agenda ou du moins leurs thèmes au plus haut niveau de la République, pourtant laïque. Pour preuve, l’émergence d’internet et les nouvelles technologies étaient omniprésentes dans la presse du début des années 2000, mais 15 à 20 ans plus tard, l’islamisme les remplace dans les colonnes.

Plus un jour désormais sans un débat, une controverse et/ou un fait concernant l’islamisme qui a totalement investi la société française. L’évolution est rapide et cette controverse entre un « humoriste » et un ancien premier ministre montre à quel point l’inquiétude est légitime.

Notes

(1)

(2)

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Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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