Djihadistes et salafistes, ils veulent tuer la France mais y vivre quand même!

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Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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La contradiction est souvent au cœur des idéologies qu’elles soient de nature politique, philosophique ou religieuse. L’exemple du communisme qui visait au dépérissement de l’Etat et à des lendemains qui chantent a finalement placé l’Etat partout à travers un dirigisme autoritaire voire totalitaire et les lendemains n’ont souvent été que goulags et désolation.

Le salafisme, l’idéologie présumée animer les islamistes – autrement appelés les djihadistes, suscite de nombreux débats de l’ancien premier ministre Manuel Valls qui demande son interdiction à l’actuel premier ministre Edouard Philippe qui rétorque par l’impossibilité d’interdire une idée.

Alors que les islamistes ambitionnent d’éradiquer tous les mécréants s’ils ne se convertissent pas à l’Islam radical, le recul significatif de l’Etat Islamique (EI – Daesh) en zone Syro-Irakienne et donc la fin du « nouveau Califat » provoquent une vague contradictoire d’appels à l’aide.

D’un côté, la djihadiste Djamila Boutoutaou s’exclame « aidez-moi à rentrer en France ! » alors qu’elle vient d’échapper à la peine de mort en Irak et d’être condamnée à la prison à perpétuité. De l’autre, un influent imam salafiste marseillais El Hadi Doudi expulsé par le ministère de l’intérieur (MININT) voit l’application de son arrêté d’expulsion suspendue par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

Non seulement donc le droit tel qu’il est défini actuellement semble bien favorable aux islamistes qui en jouent parfaitement mais la plus flagrante contradiction consiste pour ceux-là même qui haissent les « mécréants » de vouloir absolument vivre parmi eux et profiter de leur incompréhensible générosité.

La France leur est insupportable et ils veulent la détruire, pour autant souhaitent-ils vivement y rentrer ou y rester dès que le danger guette. Manuel Valls pourrait donc poser la question de savoir comment une telle contradiction ne peut-elle simplement pas enlever toute prétention au nouveau totalitarisme du 21ème siècle.

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Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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