Non Jean-Luc Mélenchon, le mal islamiste est loin d’avoir été vaincu

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Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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Jean-Luc Mélenchon, le dirigeant de la France Insoumise (FI), a prononcé une vibrante allocution à l’Assemblée nationale mercredi 28 mars 2018. Si l’on en reconnaît la qualité et la nécessité du message, on n’en partage toutefois pas les conclusions qu’en tirent de nombreux élus, notamment ceux de la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron.

Oui symboliquement et humainement, « le mal a été vaincu » par la force vive du colonel Arnaud Beltrame contre la pulsion mortifère du terroriste islamiste. Mais l’héroisme de l’officier Beltrame est aussi le message qu’il est temps désormais d’opposer une résistance unanime et lucide à un ennemi qui se nourrit de la France pour mieux l’assassiner.

Au mieux vous expliqueront les personnels en charge de notre sécurité nationale, la menace islamiste est-elle contenue avec en moyenne huit à neuf projets d’attentat déjoués sur dix. Mais plus la menace islamiste grandit car ses effectifs numériques croissent sans interruption depuis des années, bientôt renforcés par « l’accueil » des djihadistes de retour de Syrie-Irak préconisé par l’ex-deputé socialiste Christophe Castaner (LREM), moins ces mêmes personnels sont en mesure de contenir la menace.

Au nombre de territoires perdus de la République où l’islamisme s’épanouit en toute quiétude au vu et au su de notre gouvernement en sus de frontières ouvertes qui facilitent les convois, avec armes, bagages et agents opérationnels, des groupes terroristes, le gouvernement d’Edouard Philippe a fait ce qu’il pouvait une fois que l’attaque terroriste était commise mais pas avant qu’elle ne le soit.

Au-delà donc des mots de Jean-Luc Mélenchon persiste une réalité autrement plus inquiétante faite de renoncements, de couardise et de déni. Si l’unité nationale est absolument préférable, elle ne doit pas se construire sur des lacunes inacceptables et qui mettent délibérément la vie des Français et de la République en danger. Non, le mal n’a pas été vaincu. Malheureusement.

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Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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