Désarroi dans les forces de l’ordre : « Macron est comme Hollande, à côté de la plaque. »

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L’islamisme poursuit sa croissance rapide en France et en Europe. L’assassinat de civils innocents à Carcassonne et à Trèbes le 23 mars 2018 par un islamiste dûment fiché et même « surveillé » par la DGSI est extrêmement mal vécu par les personnels de police, de gendarmerie nationale et des services de renseignement.

« Pour nous, c’est comme une histoire sans fin, on fait ce qu’on peut mais quand en haut, ça veut pas bouger… » soupire l’un de ses membres, dépité face à la violence de la situation. « Au château* comme à Matignon, on traite avec des personnes qui n’ont aucun semblant de lien avec le réel. On passe plus de temps à essayer de les convaincre de ce qui se passe dans le pays plutôt qu’à chercher des solutions, vous voyez le souci. » ajoute-t-il.

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Ils sont de plus en plus nombreux, anonymement car leur statut les en empêche, à exprimer leur désarroi face à l’immobilisme des dirigeants politiques. Si la mort héroique du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame les inspire tous, les effectifs en charge de notre sécurité nationale s’inquiètent que sa mort puisse avoir été vaine.

« Au 55*, on ‘pense printemps’ alors vous savez l’héroisme de celui qui était en fait leur antithèse, cela les gêne et même les vexe, ‘Jupiter’ sent bien qu’il n’est pas grand-chose à côté d’un Arnaud Beltrame. Alors au lieu de foncer, de faire ce qu’il faut, il s’enferme dans son univers comme l’avait fait Hollande après le Bataclan, » explique un observateur.

Fondamentalement, Emmanuel Macron semble donc s’inscrire dans la continuité de François Hollande, se limitant à des discours qui ne sont guère suivis d’actions réelles et profondes. Préférant balayer comme démagogiques les propositions de ses adversaires politiques, le président de la République oublierait l’essentiel : la sécurité des Français.

Chez les policiers, chez les gendarmes, chez les officiers de renseignement, est partagé un même constat à savoir que la situation à long terme concernant l’islamisme en France est tout simplement dramatique. C’est en substance ce qu’a dit Manuel Valls ce week-end. « On n’est pas sorti de l’auberge et dedans y’a des milliers de loups qui veulent nous dévorer, » résume une source policière.

Constat accablant d’un pouvoir politique totalement dépassé ?

* L’Elysée.

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2 pensées sur “Désarroi dans les forces de l’ordre : « Macron est comme Hollande, à côté de la plaque. »

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