Au Canada de Justin Trudeau, adieu la politesse et bonjour le délire !

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Contributeur
Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

Ne soyez pas « transphobique » ! Vous ne comprenez pas cette injonction et ignorez ce qu’est être « transphobique » ? Alors désolé… mais vous l’êtes très probablement. « La transphobie désigne les marques de rejet, de discrimination et de violence à l’encontre des personnes transexuelles ou transgenres, » écrit l’association SOS Homophobie sur son site internet (1).

Même si en effet toute discrimination doit être combattue, le premier ministre canadien Justin Trudeau – « le Emmanuel Macron d’Amérique » – commence à pousser le bouchon un peu trop loin dans la lutte contre les discriminations et malheureusement pas contre toutes les discriminations.

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L’islamisme, son idéologie et son terrorisme, ont beau menacer une civilisation occidentale au bord du précipice, Justin Trudeau n’y trouve rien à redire et on attendra probablement quelques siècles encore pour l’entendre condamner la lapidation ou l’excision aussi fermement qu’il condamne d’autres faits. Mais rassurez-vous puisque le Canada est en première ligne dans le combat contre le genre, comme si lutter contre une réalité biologique et sans aucune considération autre que biologique et seulement biologique, était tout bonnement possible.

Désormais est-il possible aux employés de Service Canada, initiative du Gouvernement du Canada créée en 2005 visant à améliorer le service du gouvernement fédéral aux canadiens, de ne plus utiliser les mots « Monsieur », « Madame », « Père » ou « Mère » dans leurs interactions avec le public (2).

Selon Radio Canada, il s’agit « d’éviter de donner l’impression que les fonctionnaires fédéraux entretiennent un biais envers un genre ou un sexe ». Finis donc les rétrogrades, dominateurs et patriarcaux « Bonjour Madame », bonjour les « Bonjouuuur » et cela dans le meilleur des cas. La tension est forte sur la scène internationale, l’islamisme menace notre Liberté mais Justin Trudeau est sûrement convaincu d’avoir trouvé la parade. Vivement que nos frères canadiens lui disent définitivement « Au revoir Monsieur ! ».

Notes

Toute discrimination doit être combattue mais comme dans tout combat, des limites sont nécessaires afin que ce dernier n’en devienne pas contreproductif. Partir de l’idée que dire « bonjour Madame » à une personne transgenre – et encore faut-il le savoir – est discriminatoire ouvre la boîte de Pandore et est de facto réciproquement discriminatoire envers l’individu qui estime que prononcer les mots « bonjour Madame » relève de l’élémentaire politesse.

(1) Qu’est-ce que la transphobie ?, SOS Homophobie.

(2) « Monsieur, madame » désormais en option à Service Canada, Radio Canada, 21/3/2018.

Notes du 25 mars 2018

SOS Transphobie a attaqué Le Politique sur Twitter (et cela relève de la diffamation en vertu des Articles 23, 29 et 32 de la loi du 29 juillet 1881) en écrivant ceci :

“Transphobie de Le Politique média haineux transphobe ignare qui n’a que du mépris à l’égard des personnes trans à cause d’être en non-binarité à leur vision sexiste ” civilités, pronoms, cases binaires ” en raison de leur expression de genre et identité de genre, inadmissible !”

Le Politique a donc répondu ceci:

“1) C’est 1 simple débat et c’est écrit pour susciter la discussion. 2) Est écrit: “TOUTE discrimination doit être combattue.” 3) La divergence de vue n’est pas interdite et ce n’est pas “transphobe” que d’en parler. 4) Il n’y a rien de haineux à penser certains choix de Trudeau excessifs. 5) Zen.

Exprimer une opinion différente n’est aucunement synonyme d’attaquer qui que ce soit. Ce n’est pas “transphobe” que d’estimer qu’à force d’interdire, cela finit par discriminer d’autres personnes. L’excès en toute chose est contreproductif aussi légitime puisse être la cause. Il y a un moment où à force de voir le mal partout, de partir du postulat que tout le monde sait ce qu’est la “transphobie”, vous abîmez gravement votre cause par l’excès. Interdire tout débat contredit votre plaidoyer de tolérance. Et c’est dommage. Vous vous trompez de cible.

Estimer que Trudeau va trop loin et que son excès dessert la cause qu’il dit aider est une opinion. Le débat d’opinion n’est pas encore interdit et dire que bien des gens ignorent ce qu’est la “transphobie” est une réalité. D’où l’incompréhension de ces interdits. On ne peut pas d’un côté priver des gens de dire “Monsieur” ou “Madame” et donc créer une discrimination pour ceux qui le disent au prétexte de lutter contre la discrimination. Laisser aux gens la liberté de choisir. S’ils disent “Madame”, ce n’est pas forcément “transphobique”.

D’ailleurs la plupart des gens n’ont aucune idée de ce qu’est la “transphobie” et vous savez pourquoi ? Car ils ne le sont pas. Partir de l’idée qu’ils diraient “Madame” par transphobie, voilà un postulat absolument erroné. C’est pourquoi Trudeau est excessif et c’est dommage.

Que ce soit bien clair, Le Politique n’est pas “transphobe” ni phobe de quoique ce soit d’autre. Un débat est ce qu’il est à savoir un débat. Ce n’est ni une vérité ni un interdit. Nous publierions tout autant un avis inverse dans notre rubrique Débat. Liberté d’expression.”

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© Le Politique, reproduction limitée autorisée sous conditions.

Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

3 pensées sur “Au Canada de Justin Trudeau, adieu la politesse et bonjour le délire !

  • 23 mars 2018 à 17 h 30 min
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    La bétise humaine est décidément sans limites connues ……l’ambition politique également ….Ce Trudeau on ne sait quel est son genre réellement … mais on sait qui il est….Un de ces paranos qui prennent la planète pour leur terrain de jeu favori….en y déversant des ordures sous forme de propos et aussi d’actes…….Il sème le trouble..en.ignorant les islamistes et en pensant qu’ils ne sont pas dangereux….pour son pays…ni pour les autres.Les canadiens finiront bien un jour par voir la réalité.en face…;Espérons surtout que ce ne sera pas après un sanglant attentat chez eux…sait-on jamais!

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    • 25 mars 2018 à 15 h 23 min
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      il ne représente vraiment pas tous les Canadiens et surtout pas tous les Québécois. Pour ma part, il est une honte pour le Canada, bien pire que Trump aux États-Unis. Il est entrain d’endetter le pays, et il met notre sécurité en jeu. Et vous avez raison, il tolère la misogynie, l’excision, la régression des femmes au Canada.
      J’arrête, car je pourrais continuer durant des heures, mais je préfère profiter de cette belle journée.

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      • 26 mars 2018 à 6 h 33 min
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        Je suis entièrement d’accord avec vous Madame Sylvie. On se croirais rendu dans un grand asile de fou… ne plus mentionner “Monsieur” ou “Madame”, bannir les mots “Maternité”, “père”, “mère” et quoi encore… complètement ridicule. Il s’acharne à detruire notre société. Ses petits amis islamique par contre, eux il les protègent. Quels sont ses intérets? Beaucoup de questions à se poser.
        Je signe: Madame Carole

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