Anne Hidalgo souhaite la gratuité des transports et c’est l’Etat qui paye ?

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« C’est pas cher, c’est l’Etat qui paye » avait affirmé le regretté François Hollande à une cheffe d’entreprise lui demandant il y a quelques années comment certaines dépenses seraient assumées.

Ce principe selon lequel le prix n’a guère d’importance dès lors que l’Etat s’en acquitte est un principe fondamental du socialisme qui prend à Jacques pour donner à Pierre, le tout en appauvrissant tout le monde et en multipliant les dettes au coût exorbitant. Anne Hidalgo, Maire de Paris, est socialiste et oublie souvent que lorsque l’Etat paye, ce sont les Français qui payent.

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En grande difficulté et de plus en plus contestée, sa réélection à la Mairie de Paris semble compromise à la fois à droite par Valérie Pécresse (LR) (1), présidente de la région Ile-de-France, et au centre par un futur probable candidat macroniste (LREM) à l’identité encore incertaine. Pour redécoller, Anne Hidalgo a sorti direct l’arme atomique tant ses ennemis ont enfoncé ses lignes : la gratuité des transports à Paris.

De la même façon que l’on sort un cadeau miniature d’une pochette-surprise financée par une tambola qui a rapporté – ou coûté – dix fois plus, la Maire de Paris propose donc d’alourdir la dette publique d’au moins 4 milliards d’euros par an afin de concrétiser sa promesse puisque « il ne faut pas chercher des solutions dans la boîte à outils d’hier. »

Très branchée bricolage comme François Hollande donc, Anne Hidalgo a sorti la scie sauteuse des finances parisiennes. Gare à celle ou celui qui sera sur la trajectoire du tournevis puisqu’en même temps les contribuables sont déjà terrassés par le rouleau compresseur fiscal nécessaire aux grands travaux de « Hercule Macron ».

(1) Valérie Pécresse assure ne pas vouloir se porter candidate à la Mairie de Paris.

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