Après l’offensive turque à Afrin résonne le silence coupable de l’Europe

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Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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« Il faut plus d’Europe » affirme Emmanuel Macron mais encore faut-il savoir de quelle Europe il s’agit car de l’Europe actuelle pourrait-on bien vouloir s’en garder tant elle est incapable sur les dossiers géopolitiques.

Depuis plusieurs mois, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan multiplie les initiatives qu’aucune capitale européenne et surtout Bruxelles, si encline à dénoncer tout ce qui n’est pas « conforme » chez les autres, ne devrait tolérer et pourtant.

Cette fois, c’est à Afrin (Syrie) où la Turquie « et ses alliés islamistes » selon Le Figaro ou « l’Armée syrienne libre (ASL) » selon France 24 ont pris le contrôle de la ville à majorité kurde et poursuivent donc leur offensive en profondeur au cœur du territoire nord de la Syrie.

« La plupart des terroristes ont déjà fui la queue entre les jambes, » a affirmé Bekor Bozdag, un porte-parole du gouvernement turc au sujet des forces kudes appelés Unités de protection du peuple (YPG). Mais qui sont véritablement les terroristes quand on sait que les YPG ont combattu sans relâche l’Etat Islamique (EI) ces dernières années ?

L’Union européenne (UE), stratégiquement incapable et totalement impuissante, laisse un candidat contesté à son adhésion mener des actions militaires discutables et garde le silence. Qui ne dit mot consent ?

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Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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