Gifles et autres fessées bientôt interdites par les députés

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Une partie significative des pays membres de l’Union européenne (UE) ont d’ores et déjà légiféré pour interdire et sanctionner toute punition corporelle infligée aux enfants. Maud Petit (Modem) et 32 autres députés (Modem ou LREM) (1) ont déposé une proposition de loi relative à « l’interdiction des violences éducatives ordinaires (VEO) ».

En plus de nous apprendre qu’un sigle existe pour cela, ces élus estiment qu’aucune pratique punitive ou coercitive auxquelles les parents ont recours à l’égard de leur enfant ne peut être « à titre éducatif ». S’ils comprennent bien les raisons qui mènent des parents à utiliser les VEO comme faire obéir l’enfant ou stopper un comportement, Maud Petit et ses collègues décrivent les VEO comme « un véritable problème de santé publique ».

S’appuyant sur une étude publiée en 2016 par l’Université d’Austin au Texas (USA), ils évaluent que les punitions corporelles favorisent l’agressivité, une baisse de l’estime de soi et des performances voire même un comportement antisocial. « Interdite pour un adulte, (la violence) persiste donc pourtant sous couvert d’un « droit de correction » envers les enfants, » lit-on dans la proposition de loi.

En conséquence, est proposé qu’après le deuxième alinéa de l’article 371-1 du code civil soit inséré un alinéa ainsi rédigé : « Les enfants ont le droit à une éducation sans violence. Aucun des titulaires de l’autorité parentale n’a le droit d’user de violence physique, d’infliger des punitions corporelles ou châtiments corporels, des souffrances morales, ou toute autre forme d’humiliation envers son enfant. »

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Annotations

(1) Les auteurs de la proposition de loi comptent notamment M’jid El Guerrab, député LREM puis NI, mis en examen pour avoir frappé Boris Faure, responsable du Parti Socialiste (PS), de deux coups de casque le 30 août 2017, rue Broca, à Paris.

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