CSG : Macron se contente-t-il de prendre à Paul pour donner à Jacques ?

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Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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En Marche et ses ministres se félicitent depuis qu’ils sont arrivés au gouvernement de ne pas augmenter les impôts.

Quand bien même cela paraît inexact considérant le nombre de taxes qui ont augmenté par ailleurs et en dehors du simple impôt sur le revenu (IR), la taxe sur les résidences secondaires ou celle sur les abris de jardin par exemple, la méthode En Marche probablement issue de la « pensée complexe » d’Emmanuel Macron a ceci de formidable qu’elle ferait passer une chèvre pour un mustang et un Berlingo pour une Ferrari.

Oui, chers lecteurs, le secrétaire d’Etat Christophe Castaner l’a affirmé à l’Assemblée nationale, « Emmanuel Macron a été élu par les Français avec un contrat clair (1) : l’augmentation de la CSG de 1,7 point pour 60% des retraités permettra à 21 millions de Français de voir leur salaire augmenter. » Si M. Castaner dit vrai, c’est une bonne chose sauf qu’il y a un mais : mais pourquoi faut-il toujours depuis des décennies prendre à Paul pour donner à Jacques dans ce pays ?

Ne serait-il pas plus efficace de réduire les dépenses somptuaires dans bien des domaines, de ne plus accueillir – et soigner – la planète entière, et surtout de lutter au maximum contre le gaspillage incroyable de l’argent public plutôt que d’obliger les uns qui ont travaillé toute leur vie hier à donner à ceux qui travaillent aujourd’hui.

La précarité pour tous n’est pas la seule solution et payer toujours autant voire plus pour avoir moins n’a rien d’un exploit, c’est un simple tour de passe-passe qui n’amuse que les gogos.

(1) Le “contrat clair” a été nuancé par la très forte abstention.

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Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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