En Marche vers la « super-taxe foncière » variable !

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En mars 2017, Cyceon (dont la partie information politique est devenue Le Politique en juillet 2017) posait au conditionnel la question de « la fin du droit de propriété » avec Emmanuel Macron et notamment la possibilité d’une « super-taxe foncière » qui viendrait compenser la suppression de la taxe d’habitation.

En effet, rien hormis des promesses d’économie déjà écartées à ce jour et cinq fois supérieures à celles que François Hollande n’avait pas pu concrétiser, ne venait compenser ce point fondamental du programme d’Emmanuel Macron.

Lisez aussi : Pouvoir d’achat et taxe d’habitation, En Marche vers le déni !

Nous avions donc involontairement jeté le pavé dans la mare sans imaginer un instant que cela occasionnerait plusieurs millions de visites sur notre site internet mais surtout l’injuste accusation d’avoir propagé de fausses informations – des « fake news » – notamment par les « décodeurs » d’un grand quotidien.

Aussi nous avions prévenu les Français que le projet de nouvelle taxe foncière – alors déjà qualifiée à l’époque dans l’équipe macroniste de « super taxe foncière » – serait possiblement instauré en incluant une part variable !

Ce qui revenait au même que le fameux projet de France Stratégie d’un « loyer fictif » variable qui serait payé en fonction des revenus dans le cas de la détention d’une propriété et en remplacement de la taxe foncière existante ou en supplément des impôts existants.

A l’époque, Cyceon n’a pas cessé d’argumenter, de soulever l’impossibilité pour Emmanuel Macron de financer sa promesse-phare ou encore de remodeler la fiscalité en faveur des actifs financiers sans profondément impacter la fiscalité immobilière.

Les “grandes” publications, engagées derrière Emmanuel Macron et désireuses d’écarter François Fillon, se sont lourdement trompées en affirmant que les informations de Cyceon étaient fausses. Aujourd’hui nous apprenons officiellement que le gouvernement envisage bien de « remodeler la taxe foncière » pour y inclure « une part variable » selon les revenus.

Exactement ce que nous vous avions révélé l’année dernière il y a bientôt un an jour pour jour, et en pleine campagne présidentielle. Chacun en tirera les conclusions qui s’imposent. Posez-vous, comme nous l’année dernière, cette question : quand vous repayez votre maison en taxes en 30 ans, est-ce encore vraiment votre propriété ?

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L’équivalent d’un “loyer fictif” in fine ?

Le 30 mars 2017, Le Politique demandait: “Comment va être remplacée la taxe d’habitation (TH) suite à sa suppression à 80% hormis, logiquement, par une refonte de la taxe fonciere (TF) ?”

Pour ceux qui ne voient pas le rapport entre “super-taxe fonciére” et “loyer fictif”, faites donc un calcul simple et si en taxes vous repayez votre bien immobilier en 30 ans, c’est comme si vous payiez une mensualité à l’Etat au même taux qu’à une banque.

Comparez ce que vous allez payer en taxes – incluez bien toutes les taxes – et calculez ce que cette somme vaut sur 30 ans, placée à un taux de rendement moyen avec les intérêts composés réinvestis. Surprise… Vous repayez presque votre bien en 30 ans en taxes cumulées. Etes-vous encore le vrai propriétaire ?

Imaginez par exemple la situation possiblement dantesque d’un propriétaire immobilier qui en plus de payer des impôts sur le revenu qui a financé son bien, puis des impôts sur le revenu locatif de ce même bien s’il le loue, et qui devrait aussi et à nouveau payer, à travers la taxe foncière incluant une part variable selon le revenu, des impôts sur ses revenus.

Retrouvez plus bas sur cette page le dossier intégral des informations fournies par Le Politique au printemps 2017.

Lisez aussi : Pourquoi votre Sécurité sociale est-elle en danger ?

Sources :

Le montant de la taxe foncière va-t-il dépendre des revenus ?, BFM Business, 9 mars 2018.

La taxe foncière pourrait varier en fonction des revenus, Le Figaro, 8 mars 2018.

Bientôt une taxe foncière proportionnelle aux revenus ?, Boursier.com, 9 mars 2018.

Photos des sources (pour ceux qui doutent) :

Le dossier intégral

30 mars 2017 : Dutreil confirme le projet Macron de « super-taxe foncière »

Dans un premier article le 16 mars 2017 puis dans un second plus détaillé le 20 mars 2017, Le Politique émettait l’hypothèse d’une nouvelle taxe qui viendrait compenser la suppression de 80% de la taxe d’habitation (TH) et le retrait des actifs financiers du calcul de l’impôt sur la fortune (ISF) concernant le programme présidentiel d’Emmanuel Macron.

En réponse, En Marche, parti d’Emmanuel Macron, a demandé le retrait des articles ainsi que la fourniture de nos sources afin de « les éliminer totalement. »

Sans même attendre notre réponse voire nous contacter, les médias Les Décodeurs, Le Monde, Capital, France 24, etc… ont injustement accusé Le Politique de diffuser de « fausses informations » sur la base d’un unique article sur plus de 700 publiés depuis novembre 2014, générant un grave préjudice public et technique pour sa réputation.

Pour en savoir plus: Pourquoi la « super-taxe foncière » Macron est une mauvaise idée

Citations

Le 29 mars 2017, Renaud Dutreil, brillant homme politique et d’affaires, ancien ministre, est intervenu lors du Grand O des Notaires pour y représenter Emmanuel Macron qu’il soutient.

Voici ce que Renaud Dutreil a déclaré :

“J’admets que sur l’immobilier dont la valeur est plus stable, dont l’assiette est moins sujette à des variations soit conjoncturelles soit liées à la valeur des biens, puisse être taxé comme c’est le cas aux Etats-Unis par une super-taxe foncière puisque c’est ce que va devenir l’ISF sous Macron.”

Voici ce que Le Politique écrivait le 20 mars:

“Ce projet pourrait être créé comme une part ou comme l’intégralité d’une nouvelle super-taxe foncière qui remplacerait l’existante à l’occasion tant de la transformation de l’Impôt sur la fortune (ISF) comme il existe actuellement que de la taxe d’habitation pour 80% des Français comme promis par Emmanuel Macron.”

Question

Comment va être remplacée la taxe d’habitation (TH) suite à sa suppression à 80% hormis, logiquement, par une refonte de la taxe foncière (TF) qui ne toucherait pas que les assujettis à l’ISF puisque la recette fiscale de ce dernier peinerait largement à tout compenser?

Explication

Puisque les actifs financiers sortiraient du calcul de l’ISF afin de plus taxer l’immobilier, cela veut dire que l’on ne compenserait là que le manque à gagner de l’ISF. Par conséquent, peut-on aisément imaginer que le manque créé par la suppression de 80% de la taxe d’habitation serait compensé par ladite super-taxe foncière qui toucherait logiquement tous les propriétaires – selon des modalités qui resteraient à définir – tant ceux assujettis à l’ISF que ceux qui ne le sont pas: seule façon pour que “le compte soit bon”. Certes, ce sera pas bien entendu pas nommé taxe sur les loyers dits “fictifs” ou “implicites” mais au final on en revient au même avec un immobilier surtaxé contre des actifs financiers moins taxés. Le Politique ne donne pas d’avis politique sur ce projet, mais affirme qu’il existe bel et bien pour l’ISF et serait probable, en toute logique, concernant l’immobilier hors ISF.

Vidéo

Jugez-vous-même en regardant cette vidéo à partir de 2 heures 03 minutes 55 secondes :

31 mars 2017 : Pourquoi la « super-taxe foncière » Macron est une mauvaise idée

Depuis novembre 2014, Le Politique a construit un réseau d’analystes et de correspondants reconnu comme une source de « haute valeur » par de nombreux spécialistes de l’information autour du monde.

Le Politique a donc exprimé son mécontentement d’être attaqué publiquement par diverses publications dont Le Monde pour avoir soi-disant diffusé de « fausses informations » à travers l’article En Marche vers la fin du droit de propriété en France ? publié le 16 mars 2017 puis détaillé le 20 mars 2017.

Cela étant dit, non seulement les informations de Le Politique sont crédibles mais elles sont fondées sur l’hypothèse détaillée selon laquelle l’imposition sur l’immobilier devrait être profondément modifiée pour favoriser « l’économie réelle » plutôt que la « rente immobilière ».

Le 1 février 2017, Emmanuel Macron écrivait sur Twitter vouloir « transformer l’Impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la rente immobilière (et) exonérer tout ce qui finance l’économie réelle. » Si le projet de transformer l’ISF est compréhensible – voire même indispensable, il faut donc en déduire que ce qui ne serait plus imposable au titre de l’ISF à savoir notamment les actifs financiers et bancaires serait compensé par le patrimoine immobilier.

Quid donc de la taxe d’habitation (TH) dont Emmanuel Macron propose la suppression pour environ 80% des ménages français ?

Considérant que la compensation de la sortie de « l’économie réelle » (dont les actifs financiers et bancaires) ne pourrait bien sûr pas compenser ladite suppression de la TH, il semblerait logique qu’une refonte de la taxe foncière (TF) intervienne pour que le compte soit bon. D’où l’idée de « super-taxe foncière » dont Le Politique a détaillé la logique dans son article du 20 mars 2017.

L’objectif général pourrait se résumer en la génération volontaire d’une pression à la baisse sur les prix immobiliers par l’application d’une nouvelle taxe qui augmenterait l’illiquidité des biens immobiliers, au contraire de « l’économie réelle », et permettrait la création d’une recette fiscale supplémentaire « sûre » autorisant à la fois de nouvelles dépenses publiques mais aussi de maintenir à un niveau soutenable la notation de la dette souveraine française.

Sur la base de cette logique interviendrait la création d’une « super-taxe foncière » qui démonterait l’existante et remplacerait à terme à la fois la TH et l’ISF.

Le 29 mars 2017, Le Politique a obtenu une preuve irréfutable de son hypothèse avec les mots prononcés par l’ancien ministre devenu homme d’affaires et soutien d’Emmanuel Macron, Renaud Dutreil, à l’occasion du Grand O devant les Notaires de France :

« J’admets que l’immobilier dont la valeur est plus stable, dont l’assiette est moins sujette à des variations soit conjoncturelles soit liées à la valeur des biens, puisse être taxé comme c’est le cas aux Etats-Unis par une super-taxe foncière puisque c’est ce que va devenir l’ISF sous Macron. »

Voici ce que Le Politique écrivait le 20 mars 2017 soit neuf jours avant :

« Ce projet pourrait être créé comme une part ou comme l’intégralité d’une nouvelle super-taxe foncière qui remplacerait l’existante à l’occasion tant de la transformation de l’Impôt sur la fortune (ISF) comme il existe actuellement que de la taxe d’habitation pour 80% des Français comme promis par Emmanuel Macron. »

Il est donc désormais difficile pour En Marche de demander « le retrait » des articles de Le Politique ainsi que la fourniture de ses sources en vue de « les éliminer totalement » comme ce fut le cas précédemment ; Le Politique avait d’ailleurs informé ses lecteurs de leur démenti. On pourrait objecter que Renaud Dutreil ne parle que de l’ISF sauf que pour compenser la suppression de 80% de la TH, l’ISF modifié serait clairement insuffisant.

Dès lors et logiquement, de nombreux propriétaires pourraient donc contribuer à cette nouvelle « super-taxe foncière » qui si elle ne s’appellerait pas taxe sur les loyers dits « fictifs » ou « implicites » pourrait en copier l’incidence fiscale. Au final, on en reviendrait donc au même avec une fiscalité immobilière alourdie au bénéfice d’une fiscalité allégée sur le reste.

Etant donné l’état général de l’économie française et le besoin de réformes et de modernisation que beaucoup reconnaissent, à gauche comme à droite, il serait a priori malvenu de bouleverser la fiscalité immobilière au moment où le déficit de confiance est fort parmi les ménages français, dont environ 58% sont propriétaires immobiliers.

L’objectif devrait être prioritairement de « libérer les entreprises », de créer des emplois, d’innover et de développer en France – plutôt que de vendre aux Etats-Unis ou à la Chine sitôt atteint un certain effet de seuil. La priorité ne devrait sûrement pas être de chercher de nouveaux moyens pour augmenter la dépense publique sans chercher à réduire concrètement le déficit public qui mène progressivement la France vers l’abîme financière.

Enfin, si Renaud Dutreil a émis des idées pertinentes et un constat réaliste sur plusieurs points, ils semblent peu transposables dans le contexte français considérant que si la « super-taxe foncière » existe aux Etats-Unis, précisons également que la fiscalité américaine est incomparable à son homologue française ; modifiant ainsi sensiblement les paramètres d’une comparaison qui serait empiriquement efficace.

Pour conclure, le programme d’Emmanuel Macron manque de clarté quant à la réforme fiscale qu’il propose et l’inquiétude est réelle quant à un bouleversement aux contours flous dans une période où la France requiert stabilité, liberté et efficacité, plutôt que technicité, opacité et expérimentation, pour affronter les grands défis économiques, sociaux et géopolitiques du 21ème siècle.

4 avril 2017 – Pour clore la polémique « super-taxe foncière » de Macron

Tout a commencé avec l’article En Marche vers la fin du droit de propriété en France ? publié le 16 mars 2017 puis détaillé le 20 mars 2017. Fait inédit et qui n’est jamais arrivé avec tout autre candidat à l’élection présidentielle et/ou organisation politique, le mouvement En Marche avait demandé à Le Politique de retirer son article du 16 mars 2017 et de fournir ses sources afin « de les éliminer totalement ». Le Politique a ensuite clairement signifié dans ces deux articles le démenti d’En Marche concernant la mise en place d’une taxe portant sur les loyers dits « fictifs » ou « implicites ».

Dans son second article du 20 mars 2017, Le Politique précise :

« Ce projet pourrait être créé comme une part ou comme l’intégralité d’une nouvelle super-taxe foncière qui remplacerait l’existante à l’occasion tant de la transformation de l’Impôt sur la fortune (ISF) comme il existe actuellement que de la taxe d’habitation pour 80% des Français comme promis par Emmanuel Macron. »

Rebondissement le 29 mars 2017, l’ancien ministre devenu homme d’affaires et soutien d’Emmanuel Macron, Renaud Dutreil, à l’occasion du Grand O devant les Notaires de France précise :

« J’admets que l’immobilier dont la valeur est plus stable, dont l’assiette est moins sujette à des variations soit conjoncturelles soit liées à la valeur des biens, puisse être taxé comme c’est le cas aux Etats-Unis par une super-taxe foncière puisque c’est ce que va devenir l’ISF sous Macron. »

Trois constats

1) Renaud Dutreil parle clairement de « super-taxe foncière »,

2) Renaud Dutreil ne parle en effet que de l’ISF,

3) Renaud Dutreil ne parle pas de taxe sur loyers dits « fictifs » ou « implicites » : Le Politique n’a jamais écrit le contraire concernant M. Dutreil.

Sept questions

1) Si le nouvel ISF renforcé sur l’immobilier exclut « l’économie réelle » dont les actifs financiers, il compenserait logiquement cette dernière partie, qui compenserait donc 80% de la taxe d’habitation (TH) ?

2) Il nous a été répondu que ces 80% seraient compensés par un « état de grâce budgétaire ». Considérant combien une telle hypothèse est ce qu’elle est à savoir hypothétique, peut-on légitimement se poser la question de savoir ce qu’il se passerait si cette hypothèse ne se concrétisait pas ?

3) Puisque les communes conserveront leur autonomie fiscale et qu’elles seront remboursées par l’Etat au centime près de cette suppression de 80% de la TH, qui est l’Etat en bout de ligne si ce n’est le contribuable ?

4) Est-il vraiment opportun de bouleverser à nouveau la fiscalité des Français après cinq ans d’un choc fiscal qui a « tué l’impôt » puisque les recettes fiscales baissent, le déficit public augmente alors que la pression fiscale n’a jamais été aussi forte ?

5) En quoi favoriser les actifs financiers au détriment de l’immobilier bénéficiera à la majorité des Français dont la majorité du patrimoine est justement composé d’immobilier ?

6) Quelles sont exactement les mécanismes et barèmes de cette « super-taxe foncière » ?

7) Pourquoi vouloir créer une « super-taxe foncière » comme aux Etats-Unis alors que la situation économique et fiscale de la France est incomparable à celle des Etats-Unis ?

7 avril 2017 – Emmanuel Macron se contredit sur la fiscalité du patrimoine immobilier

Cela pourrait s’appeler “L’équation Macron” ou comment ne pas augmenter d’un centime la fiscalité sur le patrimoine immobilier tout en imposant la rente immobilière.

Le 1 février 2017, Emmanuel Macron, candidat d’En Marche (EM) pour l’élection présidentielle et ancien conseiller puis Ministre du président socialiste sortant François Hollande, écrivait sur Twitter :

« Je transformerai l’Impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la rente immobilière. J’exonèrerai tout ce qui finance l’économie réelle. »

Et « en même temps » le 6 avril 2017, Emmanuel Macron à l’occasion de son passage dans l’Emission politique présentée par David Pujadas et diffusée sur France 2 a déclaré :

« Je n’augmente pas d’un centime la fiscalité sur le patrimoine immobilier en France, je ne ferai pas payer des loyers fictifs. Avec moi, la fiscalité de l’immobilier n’augmentera pas d’un centime ni sur le patrimoine détenu ni sur les successions. »

Soit sa transformation de l’ISF en impôt sur la rente immobilière augmente la fiscalité sur le patrimoine immobilier en France (au moins) pour les contribuables redevables de l’ISF, soit il n’augmente pas d’un centime la fiscalité sur le patrimoine immobilier. Les deux simultanément ne semblent tout simplement pas possibles.

Enfin, si tout le monde a bien compris qu’En Marche dément, en coordination avec la quasi-totalité de la presse et des médias français, tout projet de taxe sur les loyers dits « fictifs » ou « implicites », Le Politique réitère ses 3 constats et ses 7 questions relatives à la « super-taxe foncière » – projet bien distinct et programmatiquement limité à l’ISF – dont a parlé Renaud Dutreil ayant représenté Emmanuel Macron à l’occasion du Grand O des Notaires de France en une seule question :

Que se passe-t-il si les 60 milliards d’euros d’économie promis dans le programme d’En Marche et qui doivent compenser la suppression de 80% de la taxe d’habitation (TH) ne sont pas concrétisés, considérant qu’Emmanuel Macron a promis de rendre l’argent au centime près aux Maires et aux collectivités locales ?

Cette question est légitime et logique puisque que François Hollande a échoué en dépit d’un contexte favorable – prix du pétrole divisé par deux, croissance économique américaine, taux d’emprunt souverain historiquement bas – à réaliser sa promesse de faire 50 milliards d’euros d’économie en cinq ans malgré une pression fiscale sensiblement augmentée.

Sources

 

 

12 avril 2017 – Va-t-on vers un nouveau choc fiscal visant le patrimoine immobilier ?

Rarement le sujet du patrimoine immobilier n’a été autant au cœur d’une élection présidentielle. Suite à la question de Le Politique (1) posée le 16 mars 2017 et relative au projet – démenti par Emmanuel Macron et En Marche (EM) – de taxe sur les loyers dits « fictifs » ou « implicites » restent toutefois bien des questions en suspens concernant la « super-taxe foncière » limitée selon le programme présidentiel d’En Marche à L’Impôt sur la fortune (ISF).

Le Politique a donc posé la question de savoir comment serait compensée la suppression de 80% de la taxe d’habitation (TH) en cas de non concrétisation des 60 milliards d’économie promis par Emmanuel Macron.

Quand bien même souhaite-t-on vivement que ces économies soient concrétisées, la question paraît bien légitime puisque le président sortant François Hollande, dont Emmanuel Macron fut Ministre de l’économie de 2014 à 2016, n’a pas réussi à tenir sa promesse de réaliser 50 milliards d’économie en dépit d’une pression fiscale sensiblement augmentée.

Enfin, deux autres candidats à savoir Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon proposeraient également un bouleversement de la fiscalité immobilière suffisamment significatif pour démontrer combien vos biens immobiliers, considérant l’inefficience fiscale et le déficit public, intéressent de potentiels futurs présidents. Etant donnée la situation générale, Le Politique se demande si la France pourrait surmonter efficacement un nouveau choc fiscal.

(1) Suite à cette question posée en titre et expliquée au conditionnel en 303 mots, Le Politique a été la cible d’une offensive médiatique indigne d’un Etat démocratique et s’est interrogé sur la fragilisation inquiétante de la Liberté d’expression et du débat politique en France.

3 mai 2017 – L’élection de Macron pourrait coûter très cher aux propriétaires immobiliers

Rappelons qu’En Marche a démenti tout projet de taxe sur les loyers dits « fictifs » ou « implicites. » Maintenant, suivez chacune de ces étapes :

Etape 1, lisez l’article suivant :

Cette expérimentation de Bercy qui pourrait faire exploser vos impôts locaux (Capital, 3 mai 2017)

« Les résultats d’une expérimentation pour la révision des valeurs locatives viennent d’être dévoilés en catimini par Bercy. » (1)

Etape 2, lisez l’article publié le 16 mars 2017 et qui a valu à Le Politique tant de problèmes au point d’être accusé par Le Monde, Libération, etc d’avoir relayé une « fausse information » :

En Marche vers la fin du droit de propriété en France ? (Le Politique, 16 mars 2017)

« Le Politique se voit obligé de préciser à ses lecteurs que cet article n’est pas un « hoax », puisque celui-ci n’aurait pas été publié sans que des sources concordantes et crédibles nous convainquent de la possible réalité de ladite mesure. »

Etape 3 : En Marche a démenti à maintes reprises et a envoyé ses partenaires médiatiques contre Le Politique. Qui disait vrai et qui avait matière à se poser la question de la taxe sur les loyers dits « fictifs » ou « implicites » ?

Etape 4 : Les propriétaires devraient logiquement payer cher l’élection d’Emmanuel Macron et Le Politique aura prévenu, mais qui aura lu tous nos arguments plutôt que de croire un simple démenti et les “Décodeurs” du journal Le Monde qui sont plus pro-Macron que Macron lui-même ?

Etape 5 : Vous pouvez encore approfondir la question avant le second tour du 7 mai 2017 :

Dutreil confirme le projet Macron de « super-taxe foncière »

Pourquoi la « super-taxe foncière » Macron est une mauvaise idée

Dépense publique : Macron réussirait-il là où Hollande a échoué?

Pour clore la polémique « super-taxe foncière » de Macron

Emmanuel Macron se contredit sur la fiscalité du patrimoine immobilier

(1) Le gouvernement de Bernard Cazeneuve et le président François Hollande soutiennent Emmanuel Macron “sans condition”.

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8 pensées sur “En Marche vers la « super-taxe foncière » variable !

  • 9 mars 2018 à 20 h 51 min
    Permalink

    Et bien si c’est ça, je vends ma maison et je redeviens locataire. C’est toujours sur les mêmes que l’on tape . Les propriétaires ne sont pas forcément « riches ».
    Nous pensons même à quitter la France.

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    • 12 mars 2018 à 12 h 36 min
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      Au lieu de sortir ces arguments “quitter la France”, vous pensez même pas à vous défendre ? Vous acceptez sans broncher comme un bon mouton et vous ne faites rien ?

      Répondre
  • 11 mars 2018 à 10 h 40 min
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    eh allez !! on s’est privé toute la vie pour avoir un petit chez soi et on nous vole notre courage… une honte, on va devoir tous descendre dans la rue… je soutiens les retraités le 15 mars manif… on ne se laissera pas toujours de faire plumer et vous.. vous engraisser.. madame macron a plus de 200 000 euros pour ses costumes cartier et autre plus coiffure sur le dos des francais et les autres au qui nous pompent.. ca suffit on descendra dans la rue

    Répondre
  • 12 mars 2018 à 0 h 52 min
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    j’ai une retraitaite presque 1/2 sieclee de cotisation,de 1500 e,j’ai travaillé et ai acquis un studio a menton,et 2 appartements dans le jura,un autre devrait bientôt etre terminé.j’habite l’un de ces app dans le jura,ou je n’ai meme pas de tout a l’égout le rejet des efluentst traités par notre propre installation imposée par la mairie.je loue donc les 2 autres appartements 450 e chacun donc recettes:2x 450 =900e plus ma retraite :1500e =2400e. mes impots sont retiré sur 10 mois et je paye tout confondu 508 e d’impot par mois donc,508x 10= 5080 plus les assurances170/mois ,12 /mois,= 2040/ans,5080+2040=7120e de charge pour 900 x 12 =10800 de recette immobilièrereste 10800-7120= 3680: 12 =306e qui viennent s’ajouter a mes 1500e de retraite = 1806 mon revenu j’enleve les charges de fonctionnement entretien, syndic de copropriété environ 400e/mois,1808-400 :il me reste,1408 e en ayant ces appartements je perds 100 e par mois sur ma retraites,l’avenir me fait peur on cogne sur l’immobillier,mais avec les migrants nous manquons de logements…………..?

    Répondre
    • 12 mars 2018 à 10 h 28 min
      Permalink

      Studio plus 3 appartements !!! ….. franchement dépouillez-vous et vous serez plus tranquille et plus heureuse ….. quel casse-tête de posséder autant !
      Je vis avec moins que vous et ça me suffit … j’ai plus que l’essentiel ….. ça repose !!
      Quant aux migrants ? …. quel rapport ?? ….. ils sont mis à toutes les sauces ces migrants …. ahaaaa

      Répondre
  • 13 mars 2018 à 18 h 25 min
    Permalink

    La prise en compte du revenu dans le calcul du montant de la taxe foncière aura bien des effets positifs:
    Elle va permettre à la classe moyenne d’accéder plus facilement à la propriété car les charges induites seront moindres,
    Elle va au contraire dissuader les gros revenus d’être multi-propriétaires, donc d’agir sur la demande sans qu’il y ait un besoin de logement, ce qui a pour effet de faire monter les prix de l’immobilier artificiellement,
    Elle va permettre par ailleurs de diminuer le parc de logements vides, car ces multi-propriétaires décideront de mettre leurs biens coûteux en vente, ils créeront donc un surcroît d’offre qui fera également baisser le prix de l’immobilier.
    Donc bravo, c’est une des rares mesures intelligentes prises jusqu’à présent, enfin une mesure qui va créer un cercle vertueux !

    Répondre
    • 13 mai 2018 à 8 h 20 min
      Permalink

      Vous êtes d’une naïveté qui confine à la bêtise, monsieur le macroniste inféodé à son maître ! 😂😬

      Répondre

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