Après vos retraites, dites adieu à votre sécurité sociale ?

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Vous travaillez ou avez travaillé ? Votre employeur cotise pour vous à l’URSAFF ou vous cotisez vous-même au RSI par exemple ? Non seulement vous continuerez à payer toujours plus mais avec Emmanuel Macron vous aurez semble-t-il de moins en moins.

Après avoir décidé l’augmentation significative de l’Aide médicale de l’Etat (AME) tout en gardant les frontières grandes ouvertes à travers lesquelles n’importe qui – sans jamais avoir cotisé ni même titre de séjour régulier – peut bénéficier de la sécurité sociale française, le gouvernement d’Emmanuel Macron pourrait selon des informations (1) publiées par Europe 1 dérembourser des actes médicaux.

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Parmi eux et jugés superflus, « la césarienne, le pontage coronarien ou même l’ablation du sein lors d’un cancer » lit-on dans l’article d’Europe 1. Oui, vous avez bien lu le qualificatif « superflus » ! A en juger par cette annonce qui s’ajoute à l’augmentation intenable des impôts, des taxes et des prix, notamment du diesel et de l’essence, Edouard Philippe et son gouvernement souhaitent lutter contre les dérives des dépenses de la sécurité sociale.

Si un tel projet est louable et même indispensable, existent mille autres pistes pour y arriver comme ne plus autoriser quiconque à se rendre chez le médecin généraliste chaque semaine sans pathologie réelle et sérieuse, de se construire une véritable pharmacie-maison ou encore de ne plus soigner quiconque se présente – doit-on rappeler combien de milliards d’euros impayés par des pays étrangers sont toujours dûs à la sécurité sociale française ?

Au-delà de la politique totalement contradictoire du gouvernement qui consiste à soigner tout le monde sauf ceux-là même qui travaillent et cotisent pour la sécurité sociale, on entre dans l’ère de la science-fiction politique avec des individus capables d’imaginer que l’on puisse bénéficier d’un pontage coronarien par superflu, et pourquoi pas par plaisir tant qu’on y est ?

Après la retraite, la CSG, les APL, la hausse vertigineuse du prix du diesel, votre droit à la sécurité sociale semble compromis. A quoi sert-il donc encore de cotiser des sommes bien au-dessus des moyennes européennes ? D’autres iront jusqu’à demander à quoi sert-il d’être un bon citoyen, de respecter les lois, de payer ses impôts et de travailler ?

On a peine à croire à cette information d’Europe 1 tant considérer comme superflue une ablation du sein lors d’un cancer relève d’une très grave lacune de compréhension et d’une insulte à toutes celles qui en souffrent. On pose donc la question: a-t-on mal compris ou une telle politique aussi inhumaine qu’injuste est-elle véritablement envisagée ? Où sera donc la limite entre ce qui sera considéré comme “superflu” ou “superfétatoire” et ce qui ne le sera pas ? Qui fixera la limite ? Pourquoi certains actes médicaux et pas d’autres ? N’est-ce pas ouvrir une boîte de Pandore ?

Lisez aussi : Catastrophe fiscale en vue pour Macron et la taxe d’habitation ?

Précision du 2 mars 2018 à 14h15 : un médecin (3) nous a informé sur Twitter qu’existent bien des mammectomies superflues « là où une tumorectomie aurait suffi. » A la question de savoir quel peut bien être l’intérêt de la patiente, il nous a indiqué que cela améliore surtout la cotation du chirurgien et « que parfois la patiente pense être mieux traitée sur le plan carcinologique. »

De même pour les césariennes parce que « c’est plus rapide. » Nous prenons donc en compte ces précisions pour nuancer notre article mais restons vigilants sur le périmètre qui sera donné par le gouvernement aux qualificatifs « superfétatoire » ou « superflu » écrits dans l’article d’Europe 1.

(1) Réforme de l’assurance maladie : le gouvernement s’attaque aux actes inutiles, Europe 1, 13 février 2018. Cet article a échappé à notre veille et nous ne le découvrons que le 1 mars 2018.

(2) Capture d’écran de l’article cité :

(3) Tweets relatifs à la précision du 2 mars 2018 à 14h15 :

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3 pensées sur “Après vos retraites, dites adieu à votre sécurité sociale ?

  • 2 mars 2018 à 15 h 43 min
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    Que voulez vous, on ne peut “en même temps” financer l’AME, 1 milliard d’euros pour les clandestins, nourrir sur le social tous les “migrants” et leur familles, les chômeurs, les pauvres et se plaindre que la sécu est pratiquement morte. Il faut choisir! Nos élites ont choisi, et “nous” avec, par nos votes, de faire passer les clandestins, migrants etc… tout ce qui n’a jamais cotisé, AVANT le français, cotisant, mais pauvre, chômeur, etc… Merci à tous ceux qui ont élu ces casseurs, pour que la France, diluée dans cette UE, disparaisse en tant que nation. Mais avant, il faut en finir avec ce social français, le mauvais exemple pour le monde de la finance, dont le délégué aux manettes du pays se nomme Macron.

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  • 4 mars 2018 à 12 h 16 min
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    Mais celles qui seront à l’AME auront toujours droit sans controle a la cesarienne et a l’ablation du sein !

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    • 5 mars 2018 à 11 h 45 min
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      Oui… mais pas vous, si vous êtes française financièrement parlant.
      Et même si vous êtes au chômage, vous n’y aurez pas le droit non plus…Vive la France, Vive la Ripoublique !

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