La France est-elle victime d’un « nettoyage culturel » ?

Suivez Le Politique



Cliquez ici et accédez à tout Le Politique pour 5 euros.

© Le Politique, reproduction limitée autorisée sous conditions.

Contributeur
Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

Dans une récente tribune très controversée, un chroniqueur écrivait pour Le Monde Afrique que « la France blanche, chrétienne, au risque de terroriser certains petits esprits, est finie. Terminée. » Des faits de plus en plus nombreux relatés par la presse qui se revendique très majoritairement « progressiste » (1) tendent à prouver que telle affirmation est exacte.

Oui la France telle que nous l’avons connue, aimée et parfois même défendue semble disparaître peu à peu sous les coups répétés d’un relativisme dangereux et d’une réécriture historique dramatique. Du point de vue général, le contexte national est sensiblement détérioré puisqu’en seulement quelques années la France a subi de très meurtriers attentats jusqu’au récent assassinat islamiste – au couteau – en pleine gare Saint-Charles de Marseille de deux jeunes cousines, que certains aveugles ont heureusement échoué à faire passer en simple fait divers si accablants furent les faits.

Vous êtes des milliers à lire Le Politique, intégralement financé par ses abonnés et donc 100% indépendant. Afin de poursuivre nos publications, votre soutien est indispensable:

  1. En ligne avec 5 euros par mois.
  2. Par chèque avec 60 euros par an.

Du point de vue culturel et politique, le contexte national est non seulement détérioré mais il évolue malignement à une vitesse effrayante puisque se posent systématiquement aujourd’hui des questions que jamais personne n’aurait imaginé être posées seulement dix ans auparavant.

La datation de notre ère par rapport à Jésus Christ, la présence des croix dans nos villages, la présence de crèches pendant l’Avent et à Noël, l’effacement des mots Noël ou Toussaint pour désigner des marchés, une fête ou des vacances, le caractère historique de personnages tels Colbert, Napoléon ou littéraire tels Voltaire, Diderot, la condamnation obsessionnelle de l’Histoire de France où Charles Martel devient un vulgaire brigand sanguinaire et Louis XIV un simple type qui ne mérite plus guère une page dans les manuels, le feu médiatique croissant contre tout ce qui est occidental, européen, Français sont autant de faits qui prouvent l’entreprise de démolition de la France, de sa culture, de son Histoire et de son mode de vie forgés par des siècles et des siècles d’un passé certes mouvementé mais également glorieux et lumineux.

Bien entendu, les habitués de l’anti-tout ce qui n’est pas comme eux se jetteront sur ces mots pour les dénoncer comme l’expression d’un fascisme fantasmé qui n’existe que dans l’esprit de ceux qui préfèrent baisser la tête et/ou vivre hors-sol, sans attache ni terroir.

Cette France qui disparaît n’est pas seulement celle du nostalgique Breton, de l’amical Varois, du chaleureux Auvergnat, du joyeux Alsacien, du bavard Parisien ou encore du bourru Normand, elle est celle de TOUS les Français – d’où qu’ils viennent – attachés à son Histoire comme à un phare dans la tempête, à son fantastique élan de Liberté qui dans les Lumières comme dans la Résistance ou même dans les années 1970 et 1980 suscitait l’admiration, à son combat depuis longtemps contre l’injustice et les discriminations, à son sacrifice de millions de ses citoyens contre l’oppression et le totalitarisme.

Dès lors rejette-t-on a priori toute odieuse accusation selon laquelle poser la question de savoir si la France est victime d’un « nettoyage culturel » serait assimilable à l’expression d’une « extrême droite » dont on abuse jusqu’à l’overdose quand on a plus aucun argument pour contrer un constat aussi dramatique que véridique. (2)

En 2017 en France, des familles juives déménagent car elles sont perpétuellement menacées – quand elles ne s’exilent pas, des Femmes baissent les yeux dans des quartiers où elles ne sont plus qu’objets inférieurs et soumis, des crèches sont interdites au motif fallacieux qu’elles violent la République, des croix et des Eglises sont supprimées, des propos de bon sens sont censurés, des caricaturistes sont oblitérés, des militaires, policiers, pompiers et secours sont attaqués en plein exercice de leur mission de service public, des milliers de citoyens pleurent leurs proches massacrés par des islamistes, des auteurs et des personnalités vivent sous protection rapprochée à cause de leurs opinions, et même Astérix se voit privé de sa page légendaire qui indiquait « Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non. Un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours et à l’envahisseur… »

Il n’est pas une opinion politique ni quoique ce soit de « droitiste » que d’estimer que la France disparaît peu à peu, victime d’une vaste entreprise de démolition permise par tous ceux qui, bien plus par lâcheté que par accord, laissent commettre un véritable crime contre une civilisation qui a éclairé le monde et sauvé bien plus qu’on ne l’admet. Pendant ce temps, la France disparaît à une vitesse vertigineuse. Après notre culture et notre Histoire, sera-ce nous-mêmes notre tour ? Vous êtes prévenus.

(1) Façon d’indiquer à ceux qui accuseraient immédiatement la « fachosphère » de revoir leur copie tant ils ne sauraient être plus éloignés de la vérité.

(2) Voici quelques exemples d’informatons issues de publications que l’on ne saurait accuser d’être de la « fachosphère ».

Une crèche de Noël autorisée en Vendée, une autre retoquée en Auvergne (Le Figaro, 6 octobre 2017)

Ploërmel. Le pape pourrait perdre sa croix (Le Télégramme, 11 octobre 2017)

Ces Français juifs qui fuient la violence des banlieues (Le Figaro, 24 octobre 2017)

Pourquoi la page d’ouverture d’Astérix a-t-elle été supprimée du nouvel album ? (Valeurs Actuelles, 25 octobre 2017)

Partager :


© Le Politique, reproduction limitée autorisée sous conditions.

Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *