Miracle à Châteaurenard, pour Wauquiez s’excuser c’est se renier

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Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

Depuis 2012 et les milliers de drapeaux français agités devant Nicolas Sarkozy défendant vivement sa réélection au Trocadéro, la droite Républicaine est régulièrement accusée de n’être qu’une terrible réminiscence des Ligues d’antan qui en 1934 souhaitèrent marcher sur le Parlement.

Ultime résultat d’un si faux constat, une part significative des « ténors » Républicains (LR) pense que la défaite de 2012 résulta du positionnement trop droitiste d’un méchant buissonniste. Bis repetita en 2017 où ce fut au tour de François Fillon et de ses électeurs conservateurs de chasser ouvriers et prolétaires du centre si ouvert de la grande famille née des primaires.

Si une telle vision se défend légitimement, elle semble aussi servir la narration distribuée tant par les médias traditionnels que par les mal-nommés progressistes macronistes et autres revendiqués constructifs qui, à peu de frais, condamnent la droite à l’immobilisme sous l’épée de l’infâmante accusation de fascisme rampant.

« La France n’a pas à se renier pour réussir, » répondit Laurent Wauquiez à Chateaurenard le 30 août 2017 expliquant « je suis fier d’être de droite et j’en ai assez que nous donnions le sentiment de nous excuser de ce que nous sommes. »

A partir du moment où une perception populaire – le plus souvent construite médiatiquement – vous est accolée, l’assumer est la meilleure façon de vaincre puisque s’excuser perpétuellement consiste principalement à dévier vos efforts de votre objectif, tactique usée depuis si longtemps par une gauche moraliste qui ne s’embarrasse jamais de gagner avec qui elle souhaite, même le pire.

L’indispensable changement de fond à droite pourrait dépendre de deux objectifs majeurs à savoir 1) modifier une direction trop au centre pour la réconcilier avec un électorat majoritairement plus à droite et dont l’abstention est significative 2) défendre les idées ‘de droite’ sans jamais s’en excuser et sans tomber dans le piège si aisé de ceux qui n’ont rien de si valable à opposer.

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Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

2 pensées sur “Miracle à Châteaurenard, pour Wauquiez s’excuser c’est se renier

  • 31 août 2017 à 11 h 50 min
    Permalink

    Enfin ! Je suis heureuse de voir qu’il y a encore dans notre pays, au moins une personne, à assumer publiquement la revendication de son positionnement et les responsabilités qui en découlent.
    Il est temps que cesse le nivellement par le bas de ce qui a fait la grandeur et l’attrait de la France pendant des générations. Quitte à passer pour une affreuse ringarde 🙂

    Répondre
    • 16 septembre 2017 à 17 h 14 min
      Permalink

      Laurent Wauquiez cumule 13 ans de retraite pour 2 mois passés au Conseil d’état
      Elle est belle la justice
      S’excuser c’est se renier

      Répondre

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