Armées, police et gendarmerie nationales au bord de la rupture

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Le moral est bas et le départ mouvementé en juillet 2017 du chef d’état-major des Armées le général Pierre de Villiers a illustré combien le fossé est grand entre les protecteurs de la nation et les élus politiques. Depuis l’attentat perpétré par Mohamed Merah en mars 2012 – notamment contre des enfants et des militaires – la situation sécuritaire générale de la France s’est détériorée à un rythme particulièrement inquiétant.

Les massacres à Charlie Hebdo en janvier 2015, à Paris en novembre 2015, à Nice en juillet 2016 et une multitude de faits terroristes – parfois traités comme de simples faits divers commis par des « déséquilibrés » – sont autant d’avertissements d’un pourrissement dangereux de l’unité nationale. Même si d’un point de vue humain, le terrorisme islamiste n’est pas en mesure de détruire la France, il le peut du point de vue sociologique et politique même à « petites doses » savamment instillées.

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C’est notamment vrai concernant les forces armées, la police et la gendarmerie nationales où en dépit de l’engagement courageux de leurs effectifs, les élus politiques de l’ancienne majorité socialiste de François Hollande et de sa succession En Marche menée par Emmanuel Macron n’ont de cesse de réduire des moyens matériels, techniques et humains déjà débordés.

Trous dans les planchers des voitures de la Police Nationale, manque d’essence pour les véhicules de la Gendarmerie Nationale, indisponibilité du matériel et conditions de vie insalubres pour les Armées sont autant d’exemples parmi beaucoup d’autres d’un abandon inacceptable de professionnels pour qui les 26.000 euros dépensés en maquillage par Emmanuel Macron en un trimestre correspondent à presque deux ans de salaire net pour nombre d’entre eux.

A force d’être si mal considérées, nos forces de sécurité sont à bout de souffle même si tiennent encore les nerfs. Dans une situation pourtant déclarée de « guerre », jamais nos forces armées n’ont été si éprouvées moralement, pas même peut-être en 1940. Il est urgent de redonner à la France des moyens militaires et sécuritaires suffisants et de traiter convenablement ceux qui, chaque jour, risquent leur vie pour la défendre.

Des rumeurs relatives à la réduction prochaine – de moitié ? – du nombre de commissariats à Paris et en région parisienne pourraient aggraver ce non-sens politique consistant à affronter une menace terroriste croissante avec des moyens toujours plus limités.

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