Pourquoi serait-ce toujours à l’Europe de tout assumer ?

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Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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Nous avons souvent écrit combien l’Europe semble tracer sa voie comme si le monde extérieur n’existait pas. De désarmements en renoncements, elle subit le terrorisme, constate sa précarité et regarde passer le train des tensions. Comme chaque fois, l’Europe est-t-elle la gare dans laquelle il s’arrête pour déverser son lot explosif d’inextricables problématiques.

Des millions de « migrants » déjà arrivés et bientôt arrivants, du terrorisme au développement exponentiel et dont une part passe en simple fait divers si débordé est-on, des tensions sévères entre Etats-Unis, Russie, Chine, et c’est une fois de plus l’Europe désunie, désorganisée et déconnectée qui en paie le plus grand prix.

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Sans guère peser sur la scène mondiale, l’Europe en subit prioritairement les soubresauts. Forcée d’être la terre d’accueil de tous et pour n’importe quelle raison souvent bien éloignée du droit du véritable réfugié, l’Europe multiplie le nombre de ses « pauvres » et se voit contrainte – contre l’avis de ses peuples – d’assumer seule des problématiques pourtant planétaires.

Dès lors se demande-t-on pourquoi les riches pays arabes n’accueillent pas autant de « migrants », pourquoi les pays extra-européens n’ont en fait cure de la lutte contre le réchauffement climatique, pourquoi l’Europe doit toujours être sans frontières quand le reste du monde renforce les siennes. A force de la concentration continuelle de toutes les tensions sur son sol, l’Europe risque l’implosion pour le grand malheur de l’Humanité.

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Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

Une pensée sur “Pourquoi serait-ce toujours à l’Europe de tout assumer ?

  • 13 août 2018 à 13 h 35 min
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    Les peuples d’Europe ont le droit de survivre comme tous ceux de la planète et n’ont pas à être critiqué quand ils agissent dans leurs intérêts (comme tout le monde) et se battent pour gagner. Personne ne fait de cadeaux aux Européens et c’est dans l’esprit des europhobes qu’ils seraient honteux qu’ils n’en fassent plus aux autres.

    Pour exemple, la France doit gérer une dette massive et assurer l’entretien de milliers d’inactifs: mineurs d’âge, pensionnés, chômeurs, handicapés, sinistrés… Elle est déjà engagée dans plusieurs conflits et opérations humanitaires au profit de tous quoique sous la critique de ceux assimilent plus ou moins sincèrement toute action ou présence française à du colonialisme. Ceux-là même qui ne trouvent rien à redire sur la politique extérieure de la Chine, de la Russie, des USA. Les Nations unies et les pays qui n’accueillent aucun migrants lui reproche néanmoins de ne pas ouvrir ses frontières en grand aux populations fuyant le moyen-orient et de créer une appel d’air. Les USA qui sont à l’origine du problème ne sont jamais mis en cause.

    S’ils se soucient tant des migrants, que les pays concernés augmentent leurs cotisations aux Nations Unies. Au lieu de reprocher aux pays européens de ne pas faire son travail, que le HCR prennent lui-même en charge les migrants à ses frais. Les questions migratoires sont des problèmes humanitaires mondiaux qui doivent être réglé sur base d’une solidarité mondiale. Les pays d’Europe n’ont pas à être les dindons de la farce.

    Quant à l’idée qu’il est nécessaire de faire venir des immigrés du Moyen-Orient ou d’Afrique du Nord pour régler les problèmes démographiques, elle part du principe que les Européens et extra-Européens sont interchangeables. Les extra-Européens n’ont pas les mêmes valeurs que nous et sont rarement bien disposés à notre égard. Si nous les laissons s’installer en Europe, ils n’accepteront pas d’assumer les fonctions qui nous arrangent à nos conditions. Un Syrien ou un Erythréen n’acceptera pas de travailler pour payer nos pensions en d’adhérer à nos valeurs progressistes (décadentes de son point de vue). C’est normal et nous ferions la même chose si les rôles étaient inversés. Nous plier à ses valeurs et son mode de vie n’est pas pour autant une option.

    Soyons réaliste: la solution au problème de la natalité, c’est la relance de la natalité des Européens, les migrations intra-Européennes et l’automatisation mis en oeuvre par les pouvoirs publics au profit du plus grand nombre. Le reste relève de l’idéologie.

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