Economies pour les Armées, gabegies pour les « migrants » ?

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Considérant que la nouvelle majorité En Marche a décidé – en vue d’économies jugées indispensables – de réduire les dotations aux Armées, aux ministères de l’intérieur et de la justice ainsi qu’à des milliers de fonctionnaires dans des secteurs indispensables comme la santé publique, en déduit-on que la France baisse son budget public car elle n’a plus les moyens d’en assumer le coût toujours croissant, sans parler de la dette publique dont on peine à payer les intérêts.

Pourtant « et en même temps », le président de la République Emmanuel Macron a une nouvelle fois semé la confusion en indiquant « ne plus vouloir un seul migrant dans la rue » et créer des « hotspots » afin de trier les « migrants » au départ de la Libye. Si l’idée qu’aucun d’entre eux ne soit à la rue est une mesure bienvenue, indispensable et humaine – on souhaiterait qu’il en soit de même pour les SDFs en France dont plusieurs milliers sont morts dans la rue ces dernières années – celle relative au tri des « migrants » implique non seulement l’accueil en France de nouveaux migrants mais aussi un énième dispositif à l’effet bien incertain.

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Alors que la Libye reste en proie à une tri-division interne animée par de violentes confrontations entre divers groupes armés, Emmanuel Macron pense possible la création de « centres d’examen » in situ afin « d’aller chercher nous-mêmes » nos « migrants. » Sans préciser comment le personnel français pourrait être efficacement protégé pour l’accomplissement de cette mission dans un environnement si risqué, Emmanuel Macron n’indique pas non plus son coût probablement élevé. Aussi serait-ce peut-être une vue de l’esprit que de croire qu’un refus aux « hotspots » dissuadera quelque « migrant » de ne pas entrer en Europe à terme sachant qu’une fois dans l’espace Schengen, la probabilité d’être expulsé est tout simplement nulle.

Enfin, trier impliquerait non seulement de pouvoir s’assurer de l’identité des demandeurs d’asile, tâche devenue quasi-impossible depuis que les « migrants » s’organisent pour ne disposer d’aucun document d’identité – ce qui ne les empêche pas de passer les frontières pendant que le citoyen européen doit présenter sa carte d’identité si demandée – mais surtout que l’on choisirait les « plus compétents » accentuant de fait la crise migratoire en vidant d’autres pays de leurs potentielles futures « élites. »

Revenons toutefois au propos introductif pour émettre deux conclusions. D’abord si existait une réelle volonté politique d’agir, serait-il aisé d’éteindre les flux de cette crise migratoire : demandez simplement aux militaires. Ensuite a-t-on le sentiment que la nouvelle majorité En Marche prend les Français pour des imbéciles puisqu’elle diminue les moyens militaires du pays en pleine « guerre contre le terrorisme » en plaidant d’indispensables économies mais dispose toujours d’un budget sans limite quand il s’agit d’importer d’ailleurs des « migrants » motivés à 88% par des raisons économiques vers un pays fort de six millions de chômeurs et de douze millions de « pauvres. »

La logique du on fait des économies à l’intérieur « et en même temps » on dépense à l’extérieur n’est pas une économie, c’est la continuation de la contre-productivité nationale tout en se réjouissant de ne pas payer plus pour avoir moins. Les mêmes qui n’ont que le mot « humanisme » à la bouche créent eux-mêmes les conditions d’un avenir extrêmement difficile tant pour les Européens que pour les « migrants » que l’on attire dans une Europe dont les capacités d’accueil sont totalement saturées. Au final, tout le monde y perd pendant que d’autres feignent de s’émouvoir ensuite de la montée du populisme quand tout est fait pour le susciter, ultime paroxysme du cynisme.

La France doit-elle accueillir plus de migrants ?

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