Malheureusement, Barack Obama n’a pas vaincu le racisme

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Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

Après deux mandats présidentiels de Barack Obama (1), on aurait pu espérer que le racisme recule et qu’enfin plus personne ne soit associé à quelque communauté spécifique comme si cela était l’alpha et l’oméga de l’identité individuelle puis collective en Amérique.

Très malheureusement, le racisme ne semble pas avoir été éradiqué où que ce soit dans le monde et encore moins aux Etats-Unis – du moins dans la perception qu’en donnent les médias. Non seulement assiste-t-on à une résurgence du thème « racial » à toute occasion ou presque mais il est de plus en plus souvent utilisé par telle communauté pour combattre le racisme – supposé ou réel – de telle autre communauté.

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Cette nouvelle vague de racisme, également répandue en Europe, consiste à opposer tous contre tous en fonction de critères que l’on espérait en voie d’extinction.

Là, c’est un homme qui se plaint (2) dans le New York Times (NYT) des Femmes qui ne se pousseraient pas pour le laisser passer lorsqu’il marche sur le trottoir – son racisme oubliant bien sûr toute notion élémentaire de galanterie. Ici, c’est une professeure de l’université de Yale qui traite (3) des millions de personnes de « déchets » au prétexte de leur couleur de peau.

Et ainsi de suite de la part d’individus issus de toutes les « communautés » – il n’y a qu’à parcourir les réseaux sociaux pour le constater – jusqu’à l’overdose d’une Humanité qu’on croirait en perdition tant elle est parfois primaire et terrifiante de raccourcis insupportables.

Combattre le racisme avec du racisme promeut le racisme. Le jour où l’on cessera collectivement de mettre systématiquement quiconque dans une catégorie ou que beaucoup cesseront d’en revendiquer leur appartenance, la lutte contre le racisme aura fait un grand pas pour l’Humanité.

Cette « racialisation » croissante et approximative d’à peu près tout et dans tout est une évolution inquiétante en ce début de 21ème siècle. Le « rêve » de Martin Luther King ressemble désormais plus à un songe lointain et la résurgence des racismes – d’où qu’ils viennent – est un grave danger et une régression déplorable.

Annotations

(1) Barack Obama fut le premier président « afro-américain » (1) des Etats-Unis. Le préciser est déjà une erreur en soi, d’où ces mots en annotation et non dans le corps du texte quand bien même les médias ne s’en embarrassent pas.

(2) Power Play, Greg Howard, New York Times, 19 juillet 2017.

(3) Former UCD Professor Fired over Yelp Review, The Davis Vanguard, 13 juillet 2017.

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Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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