Prudence sur les économies de l’Etat sans hausse d’impôts

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Le gouvernement d’Edouard Philippe a annoncé, par la voix de son ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, que l’Etat français réalisera 4,5 milliards d’euros d’économies en 2017 afin de respecter la limite européenne des 3% du PIB en matière de déficit public.

Intervenant après la découverte d’un « dérapage » budgétaire d’au moins 8 milliards d’euros pour le budget 2017, cette annonce insiste sur le fait que ces économies n’impacteront pas négativement le nombre de fonctionnaires, les collectivités locales et la Sécurité sociale.

Selon M. Darmanin, « il n’y a pas de coup de rabot global, selon la volonté du président de la République Emmanuel Macron » et les économies porteront notamment sur une meilleure gestion des moyens de transport de l’Etat et sur une négociation plus serrée des appels d’offre.

Les « réformes de structure » commenceront donc en 2018 et « toutes les thématiques de la politique publique » seront revues à cette fin.

Si donc le gouvernement affirme pouvoir procéder à ces économies sans hausse d’impôts et si l’idée qu’enfin l’Etat dépense avec parcimonie est bienvenue, il sera fort difficile de les réaliser sans diminuer à terme les prestations ou du moins leur qualité dans certains domaines.

Dès lors doit-on se garder d’une austérité sévère qui réduirait les moyens de l’Etat sans pour autant réduire les impôts. Les vraies économies de 4,5 milliards d’euros ne seront donc concrétisées que lorsqu’elles auront allégé d’autant ou presque la masse globale de l’impôt au niveau de l’Etat.

Annoncer une économie sans hausse d’impôts, « encore heureux » serait-on donc tenté de dire.

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