Sur l’état de la France, François Fillon avait le courage de la vérité

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Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

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L’ancien premier ministre François Fillon et candidat des Républicains (LR) pour l’élection présidentielle 2017 a cette qualité qui s’est au cours de la campagne électorale retournée quelque peu contre lui à savoir le réalisme politique. Nous ne parlons pas ici de son programme ni des accusations dont il a été l’objet, mais plutôt des constats qu’il a émis tout au long de la dernière décennie.

Se déclarant le premier ministre d’une « France en faillite », François Fillon avait choqué les consciences non parce qu’il parlait faux mais parce que la vérité, lorsqu’elle est difficile à admettre, est souvent occultée au moins pour un temps. Dans ce long processus naturel d’acceptation, François Fillon a eu le mérite rare d’alerter sur des faits considérés comme accessoires voire totalement ignorés par ses adversaires politiques.

Ce fut notamment le cas pour les taux d’emprunt souverain à savoir à quel taux d’intérêt l’Etat français emprunte sur les marchés financiers. Depuis quelques années et bien que ce taux soit historiquement bas, la dette publique de la France et la pression fiscale ont pourtant continué à augmenter.

En dépit donc d’un coût bas de la dette associé à la chute du prix des matières premières – notamment du pétrole – et du retour de la croissance économique américaine, le quinquennat de François Hollande dont Emmanuel Macron fut ministre de l’économie fut une réelle occasion manquée. Les planètes étaient alignées et pourtant la France n’est jamais revenue dans l’orbite optimum.

En septembre 2016, deux mois avant sa victoire écrasante à la primaire de la droite et du centre, François Fillon estimait « bidon » les 2,7% de déficit prévus en 2017 par le gouvernement de Manuel Valls. La majorité des médias préféreront ensuite relayer toutes les rumeurs mêmes les plus incohérentes contre François Fillon au cours de la campagne présidentielle plutôt que de l’autoriser à développer ses arguments de campagne.

En effet, la vérité n’est pas – du moins très rarement – un argument électoral. Seule semble compter la promesse même si avec de simples additions et soustractions, quiconque peut réaliser qu’un programme présidentiel principalement fondé sur des promesses « d’économies » relève au mieux d’un pari ambitieux.

Au final, la béatitude obligatoire en 2017 valait bien « l’assassinat » politique de François Fillon quand bien même la réalité finit – toujours – par dépasser la fiction.

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Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

4 pensées sur “Sur l’état de la France, François Fillon avait le courage de la vérité

  • 30 juin 2017 à 15 h 17 min
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    Cet article marque un point essentiel : Seul François Fillon a eu le courage de dire au Français l’état véritable dans lequel est la France. Il est regrettable que les Français n’aient pas eu le même courage de l’entendre et surtout de le comprendre. Au lieu de cela, le débat de la présidentielle a été placé au plan du caniveau, sans qu’il n’y ait eu, plusieurs mois après les premières “révélations” aucune inculpation. Le sentiment général qu’il en ressort est un véritable gâchis car seul Fillon avait un vrai programme pour un redressement durable de la France, tant sur le plan économique que sociétale, les deux étant évidemment liés.

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    • 11 juillet 2017 à 17 h 03 min
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      Tout à fait d’accord avec vous. Je ne me remets pas de ce gâchis.

      Répondre
    • 11 juillet 2017 à 8 h 33 min
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      Merci de votre commentaire et de votre lecture, à bientôt 🙂

      Répondre

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