François Bayrou, indépendance ou amour du risque politique ?

Suivez Le Politique



Cliquez ici et accédez à tout Le Politique pour 5 euros.

© Le Politique, reproduction limitée autorisée sous conditions.

Contributeur
Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

Tout comme son collègue ministre de la cohésion des territoires Richard Ferrand, François Bayrou est au cœur d’une enquête préliminaire. Si Ferrand peut compter sur le soutien du gouvernement et de l’Elysée, Bayrou ne semble pas bénéficier d’autant.

Le recadrage par le premier ministre Edouard Philippe ne semble pas avoir impressionné le risque-tout du Modem puisque François Bayrou ne paraît pas partager l’idée selon laquelle “quand on devient ministre, notre parole nous oblige beaucoup plus que quand on est citoyen.”

Ce deuxième épisode houleux pourrait illustrer l’émergence d’une véritable incompatibilité entre la nouvelle génération incarnée par le président Emmanuel Macron et la précédente incarnée par François Bayrou. Peut-être encouragé par son prestigieux ministère de la justice et sa garde des sceaux, Bayrou apparaît médiatiquement comme le trublion de la nouvelle majorité.

Que ce soit par calcul politique ou velléité d’indépendance, François Bayrou prend le risque de se marginaliser au sein d’une nouvelle majorité politique dans laquelle, au vu des résultats du premier tour des élections législatives, il n’est plus un élément aussi indispensable qu’il l’aurait souhaité.

En sus des accusations d’emplois fictifs présumés qui s’accumulent, François Bayrou pourrait bien être renvoyé par Emmanuel Macron s’il persiste à ne pas jouer “collectif”.

Partager :

Vous êtes des milliers à lire Le Politique, intégralement financé par ses abonnés et donc 100% indépendant. Afin de poursuivre nos publications, votre soutien est indispensable:

  1. En ligne avec 5 euros par mois.
  2. Par chèque avec 60 euros par an.


© Le Politique, reproduction limitée autorisée sous conditions.

Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *