Le décalage avec les électeurs, pas la primaire, a « tué » Les Républicains (LR)

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Selon François Baroin, chef de file du parti Les Républicains (LR) pour les élections législatives, la primaire de la droite et du centre aurait tué le parti. Dès lors faudrait-il donc privilégier l’ascension d’un meneur à l’image de ceux que furent Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy.

Si en effet la question d’une primaire trouve sa pertinence dans les cicatrices qu’elle laisse parmi les militants et dans les divisions qu’elle suscite entre les « ténors », il serait contreproductif d’en écarter le résultat de novembre 2016 au simple motif d’une défaite dans une élection estimée « imperdable ».

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La primaire de la droite et du centre a montré un fait que se refusent, au risque d’achever leur parti, à comprendre les « ténors » à savoir qu’en votant pour plus des deux tiers en faveur de François Fillon, les électeurs et sympathisants ont souhaité un LR de droite et à droite.

Perpétuellement fixés au centre et pour certains tendant la main à Emmanuel Macron, la majorité des « ténors » LR préfèrent donc ignorer combien le fossé qui les sépare désormais de leurs électeurs est grand plutôt que de prendre les mesures énergiques indispensables pour sauver la grande famille de la droite de l’oblitération En Marche.

La primaire est certes un exercice démocratique à revoir et peut-être faut-il considérer que le congrès – et l’élection du président du parti – constitue la vraie désignation de celui appelé à briguer l’Elysée.

Mais sans prendre enfin conscience que la véritable difficulté du LR réside dans le décalage grandissant entre un électorat à droite et des « ténors » au centre, une profonde recomposition de la droite au sens large se concrétisera à long terme, avec pertes et fracas et au principal détriment du LR d’aujourd’hui.

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