Le soutien d’Alain Juppé à Aurore Bergé, symptôme d’une droite à refaire

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Pour réparer, encore faut-il bien constater les dégâts. La droite et le centre traversent la plus grave crise de leur histoire politique et leur existence est en jeu.

C’est d’ailleurs déjà le cas au moins du point de vue d’une majorité de Français pour qui la profonde refondation des Républicains (LR) semble aussi inévitable que la pasokisation avancée du Parti Socialiste (PS). Leurs homologues LR avec qui ils ont partagé le pouvoir depuis 1945 sont en effet divisés et même une victoire de François Fillon à l’élection présidentielle ne leur aurait donné qu’un sursis dans leur forme actuelle.

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De même qu’une part significative de l’électorat et des cadres PS a migré vers La République En Marche (LREM), une minorité du LR a rejoint la Macronmania tandis qu’une majorité de leurs camarades poursuit le combat difficilement tant ils pressentent que leur droitisme ne s’accommodera plus longtemps du centrisme des « ténors ».

D’un côté donc, LR perd des soutiens historiques comme Alain Juppé dont le soutien à Aurore Bergé signe la sortie du mouvement à l’instar d’Edouard Philippe, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin.

De l’autre aussi, LR perd des électeurs pour qui ces sorties sont autant de repoussoirs et ne sont pas une surprise considérant le score écrasant qu’avait réalisé François Fillon à la primaire de la droite et du centre en novembre 2016, à la faveur d’un programme conservateur et plus en phase avec l’état d’esprit général actuel de l’électorat de droite.

Si LR ne fait pas sa révolution, expliquent de nombreux militants sur les réseaux sociaux, ils pourraient bien connaître en 2022 un sort similaire à celui du PS et servir à Emmanuel Macron un probable second mandat. « Les vieilles recettes doivent disparaître du menu, sinon c’est tout le restaurant qui va fermer, » pourrait-on résumer.

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