L’identité, cœur du débat populaire et oubliée de l’élection

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Contributeur
Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

La campagne pour l’élection présidentielle 2017 ne brille pas par son débat d’idées. Elle fume par contre de mille braises, illuminées de scandales – de droite – et d’accusations – de gauche. Les uns sont infréquentables, d’autres sont cloués au pilori. Au milieu de ce brouhaha infernal, le peuple – oui, il existe encore – n’est ni désemparé, ni attristé, ni révolté. Non, le peuple – que l’on ne saurait voir et que l’on écoute surtout pas – est horrifié.

Au point que l’élection présidentielle pourrait connaître un record d’abstention tant bien peu y croit encore. La France est devenu l’un – le seul – des pays au monde où il est inacceptable d’être fier d’être Français – d’être soi-même – mais plus encore inadmissible de souhaiter rester Français. Car c’est bien de cela dont il s’agit dans cette élection et dont on ne veut surtout pas discuter, à savoir l’identité, ce mot galvaudé que personne n’ose plus guère utiliser.

La mondialisation et l’immigration massive ont indéniablement modifié la France en profondeur. Piège courant, il est inutile de justifier in extenso que ce constat n’est aucunement porteur des « idées nauséabondes » dont il est systématiquement affublé par ceux-là mêmes dont la capacité au débat se résume à l’accusation perpétuelle et au vide obsessionnel d’un supposé « fascisme ».

A quelques rares exceptions près, la campagne présidentielle passe complètement à côté de ce qui préoccupe une majorité des Français, post-Toulouse, post-Bataclan, post-Nice.

Qu’est-ce qu’être Français ? Comment vaincre le terrorisme et l’idéologie qui menacent gravement nos droits, notre mode de vie et notre avenir tout entier ? Comment redresser une économie plombée par la désindustrialisation et le chômage de masse ? Comment redevenir la France, pays rayonnant où la Liberté était à la fois un objectif et un art de vivre ? Comment évoluer dans un monde en plein bouleversement sans renier notre passé et notre culture ?

Ce sont autant de questions que nombre de Français se posent, qu’ils soient de droite, de gauche ou du centre. Des questions auxquelles la plupart des personnalités politiques ne veut pas répondre, et dont le prix du désintérêt manifeste pourrait être une surprise électorale au-delà de leurs « pires » prévisions.

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Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

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