François Fillon est porté par une vague conservatrice

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Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

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Le 14 novembre, j’écrivais à partir de données collectées par Le Politique que l’ancien premier ministre François Fillon « était au seuil de sa transformation in extremis de challenger en favori. » Le premier tour de la primaire de la droite et du centre a confirmé cette conclusion, François Fillon réalisant un score tel qu’il est désormais presqu’assuré d’une victoire éclatante au second tour, s’il a lieu si minces sont les chances de son poursuivant. Divers médias ont expliqué cette dynamique Fillon comme étant une réponse « anti-Trump » à la vague qu’ils dénoncent comme « populiste » et dont ils estiment qu’elle a élue Donald Trump à la Maison Blanche.

Rien ne serait plus erroné qu’un tel postulat. Le Politique avait précisé sur son compte Twitter dès après le 8 novembre que François Fillon serait le candidat du parti Les Républicains (LR) le plus à même de bénéficier de ladite vague « Trump ». En effet, loin d’être seulement et péjorativement désignée comme populiste, c’est bel et bien une même vague conservatrice qui balaye simultanément les Etats-Unis et l’Europe. François Fillon a bien des différences avec Donald Trump, cependant de nombreux points communs existent entre eux deux, plus qu’ils ne l’imaginent sûrement eux-mêmes.

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Economiquement libéraux, ils sont partisans d’un Etat fort mais sûrement pas dirigiste. Ils désirent également alléger le poids de l’Etat dans l’économie nationale et libérer les entreprises pour donner à tous le choix – et l’opportunité – de prospérer. En politique étrangère, leurs points communs sont encore plus significatifs. Tous deux désirent un rééquilibrage des relations avec la Russie dans la poursuite d’un commun objectif prioritaire à savoir la destruction de la menace terroriste islamiste. Tous deux expérimentés, certes dans des domaines différents, ils partagent aussi le point commun d’avoir été sous-estimés. La preuve en est la retenue, professionnelle et gage d’expérience, de François Fillon quant à Donald Trump.

Se gardant de toute déclaration subséquemment regrettable, François Fillon partirait d’un historique vierge dans ses possibles futures relations présidentielles avec Donald Trump ; dont il a attiré l’attention de l’équipe comme Le Politique l’avait indiqué précédemment. François Fillon est porté par une lame de fond conservatrice qui anime l’Occident dans son ensemble, où de façon inédite dans l’histoire contemporaine la dimension « civilisationnelle » fait jeu égal avec les problématiques économiques et sociales. François Fillon comme Donald Trump appartiennent à la mouvance aux contours encore flous du « souverainisme libéral » et non ce n’est pas contradictoire.

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Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.