Nicolas Dupont-Aignan, futur président ou arbitre de la droite en 2017?

Suivez Le Politique



Cliquez ici et accédez à tout Le Politique pour 5 euros.

© Le Politique, reproduction limitée autorisée sous conditions.

Contributeur
Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

L’hypothèse d’une élection à l’Elysée parait improbable voire impossible tandis que Nicolas Dupont-Aignan (NDA), député de l’Essonne et maire d’Yerres, tend tranquillement sa voile depuis longtemps, naviguant dans son modeste mais habile dériveur dans les eaux agitées qui séparent les deux paquebots de la droite en recomposition, Les Républicains (LR) à bâbord et le Front National (FN) à tribord.

Candidat à l’élection présidentielle 2017, NDA est crédité en date du 10 juillet 2016 de 5% contre 23% pour Nicolas Sarkozy, 29% pour Marine Le Pen ou encore 36% pour Alain Juppé. Avec 10% – objectif maximum a priori le plus réaliste – NDA pourrait se poser en arbitre d’une élection présidentielle exceptionnelle qui verrait toutes les droites confondues rafler près de 70% des votes, ce qui n’est pas impossible si la situation sécuritaire venait à s’aggraver soudainement avant l’échéance.

Vous êtes des milliers à lire Le Politique, intégralement financé par ses abonnés et donc 100% indépendant. Afin de poursuivre nos publications, votre soutien est indispensable:

  1. En ligne avec 5 euros par mois.
  2. Par chèque avec 60 euros par an.

Qui choisirait donc NDA si un second tour opposait le candidat LR à Marine Le Pen ? Considérant les programmes respectifs de chaque parti, l’on trouve plus de proximité entre celui de DLF et du FN qu’avec celui du LR. « Erreur ! » répètent souvent à Le Politique les partisans très réactifs de NDA qui insistent sur le « non-extrémisme » du programme DLF mais dont il est difficile de déterminer la substance. S’il est vrai que les propositions économiques y semblent plus libérales, il reste toutefois difficile d’établir des différences notables sur les questions migratoires et sécuritaires par exemple.

« Ni système, ni extrême, » NDA et son parti Debout la France (DLF) s’affirme 100% indépendant et gaulliste. Emmené par un NDA qui, en caravane ou au péage, vous appelle à l’aider pour « nettoyer la politique, » dénonce le « racket légal » ou encore soutient son « ami Nigel Farage », DLF est une structure politique qui intrigue les électeurs de droite mais ressemble un peu trop à l’irréductible qui vient gâcher la fête (de droite). Au fond, du Sarkozyste (surtout) au Lepéniste (peut-être), la vraie question réside plutôt dans le vote au second tour de l’électeur DLF qu’on a bien du mal à imaginer voter Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé tant DLF se positionne contre « l’Atlantisme » et « Bruxelles ».

Quoiqu’il en soit, à force de travail et à la faveur d’une visibilité médiatique croissante, NDA participe activement au débat politique actuel, notamment sur les questions sécuritaires et européennes. Il est écouté avec attention par nombre d’électeurs de droite qui l’estiment pour son courage et sa ténacité mais dont beaucoup ne voteront pas pour lui en 2017 car ils espèrent assurer dès le premier tour l’élimination du candidat de gauche, probablement le président sortant François Hollande.

A défaut d’être élu Président en 2017, NDA est une force de proposition de plus en plus visible et audible dont les quelques points auront peut-être une importance capitale pour le candidat LR au premier tour quel qu’il soit.

Partager :


© Le Politique, reproduction limitée autorisée sous conditions.

Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *