Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen, nation et civilisation seront au cœur de 2017

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Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

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Nicolas Sarkozy, l’ancien président de la République française (2007-2012) et président actuel du parti Les Républicains (LR), a donné une interview significative à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. Il explique avec raison que la République ne doit plus reculer, que « les barbares nous attaquent » et « croient que nous sommes faibles. »

S’il a raison sur le fait que la France – pas seulement la République – est attaquée, lesdits barbares ont toutefois quelques raisons de nous croire faibles car non seulement nous les prenons de haut mais ils gagnent pour le moment la guerre, chez nous, sur notre territoire national – malgré le travail courageux de nos effectifs. Quant à la République, elle a déjà tellement reculé qu’encore un ou deux pas et c’est au fond du précipice qu’elle se retrouvera.

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Nicolas Sarkozy a compris un point capital et marque ainsi sa différence avec son rival Alain Juppé. La campagne présidentielle 2017 se jouera clairement à droite. Si les circonstances sécuritaires venaient à s’aggraver soudainement considérant le niveau exceptionnel de la menace terroriste, il faudra aussi à Nicolas Sarkozy comme à tous les autres candidats se préparer à une certes improbable mais pas impossible déstabilisation profonde de la Nation que ce soit en matière institutionnelle, économique, sociale, de maintien de l’autorité de l’Etat et même du calendrier électoral. Considérant la fenêtre d’opportunité qui s’ouvre pour l’ennemi, tout doit être envisagé.

Quant à une posture dite « dure » sur les questions sécuritaires, elle ne devrait s’avérer porteuse que si elle est présentée conjointement à une idée nette et déterminée de ce qu’est et de ce que sera la France, dans son mode de vie, dans son identité et dans sa civilisation. Ce dernier mot revêt désormais une importance capitale quand bien même il est couramment rejeté par les « élites. » Les Français sont à l’écoute des propositions qui sont faites et leur angoisse civilisationnelle réelle accompagne souvent leur préoccupation sécuritaire. Une solution à long terme pour la Sécurité Nationale devrait donc nécessairement s’accompagner d’une vision claire de ce que nous sommes et de ce que nous serons à l’avenir. Au-delà des circonstances économiques, sociales et sécuritaires, le choix de 2017 sera de savoir par exemple si la France peut accepter simultanément le bikini et le burkini.

Pour l’écrasante majorité des Français, le burkini est une aberration symptomatique du laisser-aller généralisé. Toute tergiversation, même minime, à ce sujet serait probablement synonyme d’échec électoral. Rappelons ainsi que nombre d’électeurs déçus de Nicolas Sarkozy en 2007 exigent une réponse extrêmement ferme des futurs élus à ce qu’ils considèrent comme une menace létale contre la France – et pas seulement la République. Pour gagner en 2017, Nicolas Sarkozy devra donc travailler sans relâche à convaincre les Français qu’il sera le candidat de la fermeté au risque peut-être de n’avoir plus guère de munitions contre Marine Le Pen et le Front National (FN) puisque n’existent pas mille solutions différentes pour rétablir durablement la maîtrise du territoire national, défendre la République et sauver la France.

Nation, civilisation, détermination seront les trois mots-clefs de l’élection présidentielle 2017, en espérant que l’ennemi ne puisse pas en perturber gravement le déroulement. La demande des Français en matière d’autorité est plus élevée que ne l’imaginent les dirigeants politiques. S’ils intègrent peu à peu que c’est en effet « la guerre », ils cherchent maintenant le chef et le plan qui les mèneront à la victoire – obligatoire.

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Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

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