Les chiffres parlent et le Peuple américain vote Donald Trump

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Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

Oui ces quelques mots risquent de déplaire et leur tonalité populiste est bien involontaire. Hier soir à Colombus dans l’Ohio, Donald Trump, le candidat Républicain à l’élection présidentielle américaine 2016, a donné des informations d’une importance capitale.

Il a non seulement confirmé n’avoir reçu que USD 19.000 de financement de campagne de la part du secteur des fonds spéculatifs (« hedge funds ») contre USD 48,5 millions pour sa rivale Démocrate Hillary Clinton mais il a aussi dévoilé des chiffres qui prouvent l’engouement populaire pour son élection.

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En seulement un mois, la campagne de Donald Trump a reçu USD 35,8 millions de petites contributions (« small donations ») de la part de 517.000 donateurs pour une moyenne d’environ USD 69. Des données similaires n’ont pas encore été communiquées par l’équipe d’Hillary Clinton alors que ses meetings peinent à remplir les salles. Cette tendance renforce la profonde dynamique de Donald Trump dont les meetings ne sont pas en mesure d’accueillir tout le public, très enthousiaste et souvent primo-votant.

Rappelons enfin que Donald Trump, avec une équipe de seulement 17 personnes, a remporté la nomination Républicaine avec 14 millions de votes, un record plus élevé que Dwight Eisenhower ou même Ronald Reagan en leur temps.

La lame de fond populaire – populiste diront les médias – me semble partialement sous-estimée. Des correspondants de Le Politique, tant Républicains que Démocrates, souscrivent à mon analyse. Je renouvelle donc ici mon avertissement aux dirigeants et aux partis politiques français: les chances d’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis sont volatiles mais réelles.

Considérant les bouleversements qu’il envisage sur la scène internationale – que ce soit concernant l’OTAN, la Russie, l’Etat Islamique (EI – Daech), la Chine ou encore le libre-échange – et quoique l’on pense de lui, la France et son gouvernement ont le devoir – l’obligation élémentaire – de s’y préparer au préalable en évitant autant que possible toute déclaration malvenue qui pourrait obliger à rétropédaler difficilement ensuite. L’opinion personnelle de nos élus ne doit pas interférer dans les intérêts stratégiques de la France.

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Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

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