La Sécurité nationale peut faire gagner Donald Trump en novembre

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Contributeur
Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

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« C’est l’économie, idiot. » Cette courte phrase avait parfaitement résumé l’élection à la Maison Blanche du Démocrate Bill Clinton en 1992, mari de la candidate Démocrate pour l’élection présidentielle de 2016. La primauté de l’économie, de la croissance et de l’emploi dans l’élection présidentielle américaine n’avait depuis jamais été démentie reléguant au rang de préoccupations secondaires les questions internationales, géopolitiques ou sécuritaires.

Ce fut la principale explication de la non-réélection de George H. Bush, ancien combattant, ancien directeur de la CIA, pourtant « vainqueur » de la 1ère guerre du Golfe et, avec Ronald Reagan, de la guerre froide. Un saxophoniste amateur et ancien gouverneur de l’Arkansas avait alors créé la surprise, devenant Président pour deux mandats avant de laisser la place à un autre Bush, George W. Sauf qu’en 2016, patatra…, les données accumulées et analysées par Le Politique montrent qu’une révolution a lieu.

La sécurité nationale fait jeu égal – voire dépasse – l’économie dans les préoccupations d’une part croissante de l’opinion publique américaine. Donald Trump a compris au moment opportun l’association qui croît dans l’esprit des électeurs entre la menace terroriste et l’angoisse civilisationnelle qui agite non seulement les Etats-Unis mais aussi – et surtout – l’Europe.

L’exaspération des Américains de constater que leur armée, d’une puissance pourtant inégalée, ne serait pas capable de venir à bout de quelques dizaines de milliers de terroristes opérant dans la zone Irak/Syrie résume en grande partie pourquoi Trump peut devenir le prochain Président des Etats-Unis. Parce que Hillary Clinton a été Secrétaire d’Etat de l’administration Obama au moment même où la situation basculait là-bas mais aussi parce que Trump tient un discours pragmatique – et plus ouvert vis-à-vis de la Russie – à laquelle une majorité d’Américains – souvent primo-votants et plus jeunes qu’on ne le croit – semble souscrire: le terrorisme doit être éradiqué, par tous les moyens et en priorité.

En France, cible occidentale privilégiée du terrorisme islamiste, une majorité partage désormais ce point de vue, à rebours du discours officiel. Les données sont pourtant claires. L’électorat occidental se droitise simultanément des deux côtés de l’Atlantique, et l’économie fait jeu égal avec la sécurité nationale.

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Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

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