Le « fichage » des présumés « bots » de l’affaire Benalla fait scandale

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L’ONG DisinfoEU l’a confirmé a posteriori et son information a été reprise par la plupart des médias, aucun élément ne permettrait de corroborer une ingérence russe dans l’audience exceptionnelle de l’affaire Alexandre Benalla sur les réseaux sociaux.

Plusieurs jours auparavant et alors que circulaient l’hypothèse partielle selon laquelle la Russie pourrait être impliquée, Charles Rault, analyste et fondateur de Le Politique, expliquait que cette histoire ne tenait pas debout.

« La véritable résonnance de l’affaire Benalla vient clairement de France, et a été portée en influence crédible par des comptes dûment humains – qui ne sont donc pas des bots – et qui représentent des Français de toute opinion politique, à droite comme à gauche, » insiste-t-il encore aujourd’hui.

« En somme, l’affaire Benalla choque véritablement les Français et provoque de véritables dégâts concernant Emmanuel Macron dans l’opinion publique. Ce n’est donc pas l’affaire de quelques bots dont l’origine demeure hautement difficile à déterminer avec certitude, » ajoute Charles Rault, spécialiste de l’information.

Même si les recherches destinées à comprendre la circulation de l’information – vraie ou fausse ou erronée – sur les réseaux sociaux sont tout à fait pertinentes, de nombreux internautes expriment leur mécontentement (1) de voir leur compte – pseudonyme ou de véritable identité – être listé dans un fichier qui les décrirait comme ayant été actifs concernant l’affaire Benalla.

Tandis que certains crient au fichage politique, d’autres estiment que tout ceci constitue une infraction et souhaitent une intervention de la CNIL. Dans tous les cas, l’effet d’une telle recherche pourtant intéressante s’avère potentiellement contreproductif puisque suscitant plus encore de défiance parmi une « opposition » politique qui s’estime déjà défavorisée, discriminée voire oppressée.

« Tout ce qui relève des données nominatives – ou permettant l’identification au moins par extension de recherche – concernant les activités politiques en ligne est extrêmement sensible. C’est compréhensible dans un contexte d’inquiétude accrue quant à la protection des droits fondamentaux, » conclut Charles Rault.

Le Politique informe ses lecteurs du message posté par la CNIL et indiquant « que les personnes concernées par l’étude statistique de DisinfoEU peuvent directement s’opposer auprès de l’organisme (disinfo.eu/#contact) en motivant leur demande et en conservant une copie de leur démarche. (Modèle de courrier). » De nombreux internautes estiment que n’ayant jamais donné leur accord, il revient à la CNIL d’intervenir.

Lire aussi Les méchants « Russes » de l’affaire Benalla, une tentative maladroite qui finit mal ?

(1)

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