Le mur de la Tour Eiffel, symbole effarant de la capitulation européenne ?

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Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

Le renversement des valeurs en est arrivé à un point tel que pour accepter – par pure doxa obligatoire – l’accueil de n’importe qui pour n’importe quelle raison dans l’espace Schengen – dont ceux qui expriment ouvertement le souhait de nous détruire, nous faisons l’exact contraire de ce que le bon sens recommande.

Ainsi, l’Europe sans frontières, livrée aux mille dangers d’une menace terroriste gravissime et totalement abusée par des demandeurs d’asile aux motifs la plupart du temps bien plus économiques qu’humanitaires, enferme sa propre population plutôt que de rétablir de véritables frontières.

Ainsi donc, là où les murs américain, israélien, hongrois choquent terriblement les bonnes consciences logeant le plus souvent au cœur de Paris où tôt chaque matin la police est chargée d’évacuer les « migrants » – notamment aux alentours du parc du Luxembourg – les murs autour de nos écoles, de nos monuments, de nos aéroports, de nos lieux de culte se multiplient.

Un mur à la frontière serait donc inefficace et pire encore, une insulte à l’humanité ; mais oppresser des peuples entiers à vivre avec une menace intérieure qu’ils n’ont jamais invitée et à se soumettre à des mesures sécuritaires extrêmement coûteuses – l’installation du mur de la tour Eiffel coûte 35 millions d’euros – pour un résultat très discutable serait une politique adaptée ?

Nous dépensons donc des milliards d’euros pour « notre sécurité » tout en laissant grande ouverte une Europe désarmée au poids géopolitique de plus en plus amoindri, incapable de peser sur les grands dossiers de la scène internationale, impuissante à empêcher des « volontaires » de l’humanitaire – apparemment rémunérés 10.000 euros par mois selon diverses sources – de participer avec les passeurs à l’envoi de si nombreux clandestins sur nos côtes.

A l’image de la zone « protégée » de la Tour Eiffel, les européens sont désormais prisonniers chez eux et pas moins livrés au danger. Des frontières seraient inacceptables mais enfermer la Tour Eiffel d’un mur hideux coûtant « un pognon de dingue » serait opportun ?

L’Europe fait tout à l’envers et surtout n’importe quoi, c’est pourquoi elle se meurt et que les peuples ne la supportent plus. Au final, nous ne sommes pas plus protégés et la menace poursuit son développement sans guère d’obstacles que quelques discours répétitifs, postures martiales et constructions pathétiques.

Il ne s’agit pas de « fermer » les frontières ou de caricaturer l’immigration mais d’avoir une politique cohérente incluant un véritable contrôle aux frontières comme il a existé fort longtemps sans pour autant empêcher l’asile politique.

On ne peut pas laisser venir n’importe qui en pleine « guerre » contre le terrorisme puis tenter, plutôt mal que bien, de s’en protéger une fois celui-ci parvenu jusque chez nous.

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Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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