Plus d’impôts pour financer la redevance TV de la pensée unique ?

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Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

Les opinions exprimées ci-dessous sont uniquement celles de l'auteur et ne sont en aucune façon celles de Le Politique. Pour la liberté d'expression, vous êtes invités à contribuer au Débat.

France 3 a diffusé le 7 mai 2018 un énième documentaire sur Emmanuel Macron. Réalisé par Bertrand Delais, proche du chef de l’Etat et nommé par lui patron de la Chaîne parlementaire (LCP), le documentaire Macron président, la fin de l’innocence – financé par tous les Français dont tous ceux qui n’ont pas voté Macron – n’a réuni qu’1,6 million de téléspectateurs écrasés par les 3,9 millions de téléspectateurs de Camping Paradis sur TF1. Pire, le documentaire a été vivement critiqué sur les réseaux sociaux, certains internautes allant jusqu’à dénoncer la « Pravda télévisuelle » ou du « divertissement nord-coréen ».

En toile de fond, c’est plutôt l’expression d’un nombre croissant de contribuables qui ne supportent plus d’être forcés à payer la redevance télévisuelle pour financer un « service public » totalement « progressiste » ou « de gauche ». A l’exemple de l’émission On n’est pas couché où les animateurs sont exclusivement et uniquement « de gauche », les émissions politiques du « service public » attaquent vertement tout individu qui aurait l’audace de penser différemment et de s’affirmer conservateur.

L’attaque inadmissible de Christine Angot contre Français Fillon pendant la campagne présidentielle 2017 a illustré ce constat de façon exemplaire ; et Christine Angot de poursuivre sa « carrière » aux frais des contribuables sur France 2, dont les électeurs de M. Fillon. Même chose à la radio publique où les chroniqueurs – de véritables clones interchangeables – prennent tous des positions identiques à savoir la défense du gentil parisien nomade, (dé)connecté, mondialisé et subventionné contre le méchant, populiste provincial qui, lui, travaille pour de vrai à la sueur de son front et finance sans limite la gabegie de la superstructure « progressiste ».

La diversité d’opinion dans les médias de « service public » est aussi évidente que la nombreuse population vivant sur la Lune, c’est-à-dire totalement inexistante.

Le scandale ne s’arrête pas là puisque selon toute vraisemblance, les contribuables français vont continuer à payer une redevance télévisuelle dont le coût est exorbitant et qui devrait probablement augmenter à la faveur de l’entrée en vigueur présumée dès août ou septembre 2018 de la nouvelle « redevance connectée » du transfuge Gérald Darmanin. Elle devrait imposer à tout détenteur d’une box internet, d’une tablette voire peut-être même d’un smartphone de financer ces mêmes programmes politiques d’une partialité insupportable et d’une qualité discutable, à un prix augmenté !

Sachant pertinemment que de telles émissions totalement déconnectées de la réalité quotidienne des Français n’auraient aucune viabilité dans le secteur privé, ces mêmes Français sont donc obligés par la loi de financer à prix d’or des programmes et des animateurs qui les caricaturent et les méprisent. Cette fiscalité nouvelle viendrait donc s’ajouter à la très longue liste des augmentations d’impôts et de taxes décidées par le gouvernement d’Emmanuel Macron et qui, de très loin, éclipsent totalement le soi-disant « gain de pouvoir d’achat » résultat de la suppression de la taxe d’habitation. Pour le vérifier, rendez-vous à la pompe à essence !

Pour que le « service public » audiovisuel redevienne légitime, deux choix sont possibles : 1) L’élimination de tout programme à caractère politique et la diffusion de programmes strictement culturels et éducatifs sous la surveillance d’un conseil représentatif de tous les Français, 2) La continuation d’émissions politiques à la condition d’une parfaite représentativité des courants politiques parmi les producteurs, animateurs et chroniqueurs. Les médias de « service public » devraient accepter immédiatement cette proposition puisqu’ils disent défendre « la démocratie ».

Que l’argent des Français soit dépensé sans compter pour ne servir que les idées d’une minorité parisianiste déconnectée et hors-sol est un scandale. Le concept même de redevance télévisuelle obligatoire est un scandale et ne devrait se limiter qu’aux productions strictement objectives et culturelles. Au lieu de cela, des donneurs de leçon professionnels payés une fortune à débiter leur pensée unique se gavent d’argent public, c’est-à-dire de notre argent à tous. Puisqu’ils sont si populaires, qu’ils aillent donc gagner leur vie dans le secteur privé et qu’ils laissent les Français libres de les financer, ou pas !

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Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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