De Calan et Portelli, candidats à la présidence des Républicains (LR), interview exclusive

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Voici une nouvelle interview écrite simultanée des candidats à la présidence des Républicains (LR) Maël de Calan et Florence Portelli, en l’absence regrettable de Laurent Wauquiez « qui n’était pas en mesure de répondre à cette interview » dixit son service de presse. Cependant, Le Politique avait déjà individuellement interviewé les trois candidats et dont vous trouverez les liens à la fin de cette page. Par souci d’impartialité a-t-on publié les réponses par ordre alphabétique du nom de famille.

Interview

Questions posées à Maël de Calan et Florence Portelli par Charles Rault pour Le Politique.

1) Après la défaite aux élections présidentielle et législative, le désarroi des électeurs Républicains (LR) est grand et l’amertume semble avoir pris le dessus sur l’optimisme. Pouvez-vous expliquer selon vous les raisons pour lesquelles la droite a perdu une élection souvent qualifiée « d’imperdable » ?

Maël de Calan : Nos électeurs se sont détournés d’une droite qui est devenue le fantôme d’elle-même à force de se rétrécir. Je vois trois raisons à cela. Nous avons d’abord commis l’erreur de couper les ponts avec nos alliés au terme d’une chasse aux sorcières suicidaire contre les centristes lors de la primaire, puis nous nous sommes coupés d’une partie de nos électeurs en étant excessifs sur beaucoup de sujets, et enfin nous nous sommes coupés des Français en défendant l’indéfendable sur le plan éthique et moral. Le résultat a été sans appel.

Les Français ont dit « non » à cette droite, préférant confier leur destin à un ancien conseiller et ministre de François Hollande qui, à défaut d’avoir un bilan ou un projet, a compris cette profonde aspiration au changement radical chez une large majorité de Français. L’adhésion à Macron est selon moi le dernier stade d’un mal plus profond dont souffre la droite et il me fait dire que la défaite que nous avons connue cette année vient de plus loin, elle ne peut avoir les affaires comme seule cause. Après la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012, la droite n’a pas su se reconstruire dans l’opposition : à la guerre des chefs ont succédé les scandales, au moment où nous aurions dû tirer les leçons de nos dix années d’exercice du pouvoir.

Si nous persévérons dans cette voie, alors la droite poursuivra sa marginalisation et finira par disparaître. Elle laissera la place à la gauche archaïque de Jean-Luc Mélenchon, aux progressistes d’Emmanuel Macron et à l’extrême-droite de Marine Le Pen. Personnellement je ne m’y résigne pas, je n’accepte pas que mon parti qui a recueilli le triple héritage des gaullistes, des libéraux et des démocrates-chrétiens se contente de propositions démagogiques ou de promesses fantaisistes.

Florence Portelli : Aucune élection n’est « imperdable » car aucune campagne n’est jouée d’avance, et l’expérience des dernières élections depuis cinq ans le prouve. Il y a un paradoxe aujourd’hui, c’est que nous n’avons pas su convaincre les Français de nous faire confiance ni à l’élection présidentielle ni aux législatives alors même que les valeurs que nous défendons à droite sont majoritaires dans notre pays.

Je continue à penser que le programme de François Fillon était le bon car il apportait les bonnes solutions après avoir fait le bon diagnostic. Ceux qui disent aujourd’hui que son projet était « trop brutal » ou « pas assez social » se trompent. Il y a eu le climat des affaires évidemment, mais nous avons surtout payé le manque d’unité à droite et la déloyauté de nombreux élus et cadres, dont certains qui aspirent aujourd’hui à diriger les Républicains. Une campagne présidentielle, c’est comme une équipe de football : même si le match est difficile, on ne rentre pas aux vestiaires en abandonnant ses coéquipiers sur le terrain.

Les militants me connaissent et ils savent que je suis d’abord une militante. Je n’ai jamais songé à quitter le navire, même au plus fort de la tempête. Si certains ont préféré se planquer, je suis restée mobilisée aux côtés des militants qui ont porté jusqu’au bout l’étendard de nos valeurs.

2) Vous briguez la présidence pas seulement d’un parti mais surtout d’une famille politique qui a longtemps gouverné la France. Contradictoirement, cette dernière est-elle à la fois la deuxième force politique nationale en nombre d’élus et manifestement aussi mal au point. Si vous êtes élu(e), quels sont vos plans pour moderniser, démocratiser et redynamiser les Républicains (LR) ?

Maël de Calan : Il faut s’appuyer sur cette contradiction pour reconstruire notre parti : une nouvelle génération de responsables politiques doit émerger de notre tissu d’élus locaux dont je fais partie et qui réalise un travail formidable au service de nos territoires. Elle doit être le fer de lance d’une indispensable refondation du parti. Nous l’appelons tous de nos vœux. Les Républicains doivent être forts et structurés pour incarner, non pas seulement une opposition, mais une véritable alternative, indispensable à la vitalité démocratique du pays.

Les Républicains doivent redevenir un grand parti populaire, un parti de masse qui rassemble des centaines de milliers d’adhérents de tous les âges, de toute la France, et de toutes les catégories sociales. Je ne veux pas d’un parti virtuel auquel on adhère en un clic. Je veux un parti qui forme ses adhérents, un lieu de réflexion qui leur offre une vision globale et cohérente des enjeux du monde contemporain. Ce parti se doit enfin d’être irréprochable sur le plan des pratiques politiques en établissant des règles claires et des sanctions si elles ne sont pas respectées.

Je souhaite baisser le prix des cotisations de 30 euros à 15 euros, et à 5 euros pour les Jeunes Républicains, afin de lancer une campagne active de recrutement d’adhérents et d’ouvrir largement le parti. Je veux un parti dans lequel les adhérents décident : des nominations internes, des investitures et bien sûr du candidat à l’élection présidentielle. C’est en ce sens que je propose un système de vote double pour la primaire ouverte, une voix comme n’importe quel électeur, plus une voix comme adhérent. Le travail effectué par nos 235.000 militants est énorme, je veux le valoriser et inciter nos sympathisants à adhérer. C’est à ce prix que nous pourrons regagner la confiance des Français, en montrant que nous sommes capables de nous transformer.

Florence Portelli : Je veux redonner sa fierté à la droite et rendre notre parti plus attractif aux yeux des Français. Un parti attractif, c’est un parti avec des instances renouvelées et modernisées. C’est un parti plus démocratique qui donne la parole à ceux qui incarnent le renouvellement et qu’on écoute plus. Je souhaite remettre la méritocratie au cœur de notre fonctionnement interne pour enfin en finir avec les arrangements de couloirs et le copinage.

Je veux casser la verticalité du parti en renforçant les moyens et l’autonomie financière et politique des fédérations locales pour que les décisions ne soient plus systématiquement prises dans l’huis-clos du siège national à Paris, en ce qui concerne les nominations et des investitures par exemple. Nos instances internes doivent également mieux représenter les militants mais également les territoires. Je veux engager un véritable travail de détection des nouveaux talents, de formation et de promotion des militants les plus méritants.

Notre parti doit également mieux accompagner les élus locaux dans leur mandat en mettant à leur disposition des outils d’aide juridique et des formations en communication, notamment sur les réseaux sociaux. Je pense tout particulièrement aux élus d’opposition qui sont les fers de lance de la reconquête des territoires et qui sont bien trop souvent isolés dans leurs combats. Pour renouer avec les Français, nous devons aussi nous réapproprier les sujets dont nous ne parlons plus comme ceux des fractures territoriales et sociales ou encore la culture et l’écologie. Il y a beaucoup à faire, et je crois avoir fait la preuve de ma loyauté et de ma pugnacité.

3) Emmanuel Macron et En Marche (LREM) se réjouiraient que la droite n’ait aucun « leader charismatique » en capacité de lui opposer une force politique crédible voire même de lui contester l’Elysée en 2022. Que leur répondez-vous et que pensez-vous de la politique gouvernementale menée depuis mai dernier ?

Maël de Calan : Notre réponse à un président de 39 ans ne peut pas être de ressortir les mêmes visages et les mêmes pratiques que nous voyons depuis 30 ans. La ligne que je porte avec les élus qui m’entourent est celle d’une droite qui cherche des solutions plutôt que des slogans. La seule qui pourra demain faire gagner la droite et permettra aux Républicains d’être à nouveau utiles à la France. Je ne me reconnais pas dans une ligne contestataire et clivante qui consiste à s’opposer à tout de manière pavlovienne.

Bien sûr Emmanuel Macron est plus proche de nous que ne l’était François Hollande, à certains égards il fait même des choses que la droite aurait dû faire depuis longtemps. Mais pour autant il ne va pas assez loin et surtout il va parfois dans de mauvaises directions. Je suis donc dans l’opposition car j’estime que nos différences sont plus importantes que ce qui nous rapproche. Comme des millions d’électeurs, je n’ai pas envie de me dissoudre dans la droite populiste, ou dans un centre-gauche, même social-libéral. Sa réforme du marché du travail reste insuffisante quand il ne touche pas aux seuils sociaux, ne défiscalise pas les heures supplémentaires, et n’assouplit pas le CDI. Il a raison d’encourager l’investissement en supprimant les deux tiers de l’ISF, en instaurant une flat tax ou en baissant l’IS.

Mais son action en matière de compétitivité des entreprises est trop faible : la transformation du CICE en baisse de charges à compter de 2019 va coûter de l’argent aux entreprises, c’est une grave erreur ! La suppression de la taxe d’habitation qui va creuser le déficit, la hausse de la CSG, le refus de toucher à l’âge de départ en retraite vont également dans le mauvais sens. D’autres sujets, comme la généralisation de la PMA, la fin de l’universalité des allocations familiales ou une vision naïve de la politique migratoire, me placent clairement dans l’opposition. Alors oui, il nous reste un espace ; et ce d’autant plus que nous avons le temps pour nous reconstruire.

Florence Portelli : Avant de réfléchir à celle ou celui qui pourrait représenter notre famille politique en 2022, je préfèrerais que l’on se consacre à reconstruire le parti et à redéfinir une ligne politique claire et qui rassemble la droite et crédible aux yeux des Français. Aujourd’hui, je suis la seule des candidats à proposer d’engager ce fastidieux mais indispensable chantier : l’un pense probablement le matin en se rasant à la présidentielle de 2022 quand l’autre cherche à inféoder les Républicains à Emmanuel Macron et Edouard Philippe.

Je veux engager la bataille du projet et non pas la guerre des égos. Je n’ai qu’une seule ambition : mettre toute mon énergie au service de notre famille politique pour en refaire la première force d’opposition et pour gouverner demain. Pour moi, le chef du parti doit être le chef d’orchestre et non pas le soliste : la ou le prochain président des Républicains devra se mettre au service des militants et non mettre les militants à son service. Il faut arrêter de mépriser les adhérents en faisant du parti le simple tremplin des ambitions personnelles de quelques-uns. Il y a tant à faire !

Les premiers mois de Macron sont éloquents : beaucoup de communication pour finalement peu d’actes. Il est totalement absent sur le front du chômage, du pouvoir d’achat des retraités et des classes moyennes, sur la crise migratoire, sur la sécurité des Français, la laïcité et sur la justice. Il ne connaît que la France des villes et des métropoles, il ignore les territoires ruraux et méprise les collectivités locales. Enfin, plus inquiétant encore, il n’a pas pris la mesure de la réalité de la montée de l’islamisme radical dans notre pays.

4) Les adhérents LR semblent réclamer une droite « plus à droite » que ces dernières années notamment sur les questions sécuritaires et migratoires. L’islamisme suscite notamment une angoisse croissante. Quelles sont vos propositions pour lutter contre ce que de nombreux adhérents qualifient de « péril mortel » pour la France – et plus largement l’Europe ?

Maël de Calan : Je porte une ligne clairement de droite, ouverte et rassembleuse. Une droite qui ne pousse pas tous les curseurs au maximum comme le fait la droite dure. Une droite qui est sans concession sur les questions de sécurité, d’immigration et de lutte contre l’Islam radical. Face à la menace terroriste il n’y a qu’une seule réponse : réarmer la France !

Réarmement sur le plan militaire pour donner à nos soldats les moyens de combattre les terroristes au Proche et au Moyen-Orient comme au Sahel. Réarmement sur le plan policier pour que nos forces de sécurité puissent suivre un nombre croissant de suspects et déployer les nouveaux outils techniques nécessaires à cet « effort de guerre ». Réarmement sur le plan pénitentiaire.  Il nous faut accélérer la construction de places de prison adaptées aux détenus radicalisés et dangereux, et créer un service de renseignement pénitentiaire.

Réarmement, enfin, sur le plan des idées : la lutte que nous devons poursuivre contre le totalitarisme islamiste est une lutte idéologique, contre la radicalisation qui sévit dans des pans entiers de la société. C’est aussi au travers d’un discours inflexible sur les valeurs que nous portons, que nous devons engager le combat.

Florence Portelli : Droite « plus à droite », « vraie droite » ou « droite forte »… Ce sont des slogans, pas une ligne politique. Moi, je suis de droite, point barre. Pas la droite constructivo-macroniste ni la droite Philippot-Marion-Marine. Je suis de droite et j’en suis fière. Je suis issue de cette génération qui s’est engagée au RPR avec Philippe Seguin. A nos adhérents et sympathisants qui réclament « une droite plus à droite », je leur dis d’être attentifs à la sincérité et à la constance de l’engagement de ceux qui aspirent à parler en leur nom.

Pour ma part, je n’ai jamais dévié, quand d’autres ont des convictions à géométrie variable. Nous avons besoin de clarté et de cohérence. Sur la question de la montée de l’islamisme, je mets en garde ma famille politique : n’écoutez pas ceux qui ont piteusement sombré dans la démagogie et la caricature, ni ceux qui préfèrent fermer les yeux.

François Fillon a dédié un ouvrage entier sur la lutte contre le terrorisme islamiste dont les propositions que je reprends à mon compte sont plus que jamais d’actualité : interdire le retour sur le territoire des Français partis combattre dans les rangs de Daesh, incarcérer et juger pour intelligence avec l’ennemi ceux qui en sont revenus ou qui ont eu l’intention d’y aller, prononcer la déchéance de nationalité pour les terroristes, qu’ils soient binationaux ou mononationaux, exclure tous les étrangers qui se trouvent en France et qui constituent une menace pour notre sécurité, mieux identifier et surveiller les individus fichés S pour radicalisation et les écarter des secteurs d’activité sensibles comme l’éducation nationale, les hôpitaux ou les transports publics. Nul besoin de lois supplémentaires, il suffit déjà d’appliquer celles qui existent déjà et d’en faire respecter les peines prononcées.

5) Vous aspirez à jouer un rôle politique central en représentant la famille politique héritière du Gaullisme. Le général de Gaulle est-il pour vous une source d’inspiration et qu’est-ce qui vous caractérise personnellement et doit inciter les adhérents à voter pour vous plutôt que pour vos concurrents ?

Maël de Calan : Le gaullisme et la figure du Général de Gaulle ont énormément compté dans ma construction politique personnelle. C’est un symbole fort pour notre famille politique et les idées gaullistes doivent continuer à structurer la pensée de notre famille politique.

A mon sens cela signifie que l’on peut être libéral en économie tout en étant attaché à l’équilibre social du pays et la conviction que l’on peut être patriote et européen. Le Général disait que « L’Europe est le rêve des sages et l’ambition des puissants », la France ne pourra porter sa voix et ses ambitions dans la mondialisation du 21ème siècle face aux pays émergents et aux multinationales sans une Europe forte qui sache porter ses intérêts.

Florence Portelli : Le gaullisme ça s’incarne, ça ne se revendique pas. J’ai beaucoup trop de respect pour le Général de Gaulle pour pouvoir me comparer à lui. C’est pour cela que je n’ai pas participé au bal des politiques à Colombey cette année : je n’ai pas besoin d’y faire un pèlerinage annuel pour revendiquer l’héritage du gaullisme. Nombreux sont les élus qui s’y rendent juste pour la photo alors qu’ils sont les premiers à trahir son héritage dans leurs discours ou dans leurs actes.

Le Général de Gaulle fait partie de l’ADN de la droite. C’est un homme qui nous inspire tous. Il est une fierté pour la droite, et justement, je veux redonner sa fierté à la droite. C’est d’ailleurs mon slogan ! J’ai par exemple une vision très gaullienne de l’Europe contrairement à mes concurrents : je ne suis ni une euro-béat qui dit amen à tout ce que décide la Commission européenne, ni une eurosceptique qui fait de l’Europe le bouc-émissaire de toutes nos incapacités à nous réformer nous-mêmes. Je suis une euro-réaliste.

Ça veut dire que pour moi, la France ne doit pas se diluer dans l’Europe mais elle doit au contraire infuser l’Europe. L’Europe c’est un multiplicateur de puissance nationale, comme le disait le Général De Gaulle. On peut être europhile de droite sans pour autant aimer cette Europe-là, celle qui impose des réglementations contraignantes et inutiles à nos producteurs de fromage ou de vin mais qui est impuissante en matière de défense, de contrôle de nos frontières externes, de politique énergétique et de lutte pour nos intérêts économiques.

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Retrouvez nos précédentes interviews individuelles des trois candidats à la présidence Les Républicains (LR) :

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3 pensées sur “De Calan et Portelli, candidats à la présidence des Républicains (LR), interview exclusive

  • 18 novembre 2017 à 21 h 30 min
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    L une Portelli n etait pas au Trocadéro parce qu elle reprochait à Fillon de se révolter contre les médias et les magistrats…Drôle de soutien,alors que
    Wauquiez l a soutenu jusqu’au bout ( ses meetings en Auvergne Rhône Alpes hône-Alpes le prouvent)
    L ‘ autre De Calan avait même mis « Avec Macron « sur son affiche électorale des législatives…Comment compter sur eux pour apporter une réelle opposition aux délires macronniens et à ce pouvoir qui s approche de ma Dictature????

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  • 19 novembre 2017 à 9 h 40 min
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    Alors il ne fallait pas faire d’interview en l’absence d’un candidat . Donc interview « pipée » et forcément dirigée,

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    • 20 novembre 2017 à 13 h 37 min
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      Sauf qu’en l’occurence, la réalité est parfois un peu plus compliquée que ce que vous en percevez en tant que lecteur. Le Politique fait de son mieux et il est peu de dire que ce n’est pas toujours chose aisée. Nous aurions préféré, comme vous, que tous les candidats soient « en mesure » de répondre à cette interview.

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