13 novembre : la sensibilité d’Emmanuel Macron est une qualité

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Le deuxième anniversaire des attentats perpétrés le 13 novembre 2015 fut commémoré silencieusement par le président de la République Emmanuel Macron qui s’est rendu sur chaque lieu où des innocents ont été lâchement assassinés par des islamistes.

Avec 130 morts et 350 blessés, cette attaque fut le fait de guerre le plus meurtrier sur le territoire français depuis la seconde guerre mondiale et à l’origine d’un « état d’urgence » récemment remplacé par une nouvelle loi antiterroriste. Visiblement ému alors qu’il se recueillait devant l’entrée du Bataclan aux côtés du Maire de Paris Anne Hidalgo, Emmanuel Macron fut a posteriori la cible de nombreuses critiques l’accusant « de faiblesse, de fausseté » voire même de « pleurnicher. »

On peut donc n’être pas « macroniste » et estimer cependant injustes de si hâtifs jugements. En effet, si l’on peut regretter le manque de détermination gouvernementale à lutter profondément contre l’islamisme ou encore critiquer les méthodes de la lutte antiterroriste, contreproductive est la critique qui, sur un sujet aussi grave que notre sécurité nationale et la mort de centaines de nos semblables, se cantonne à l’expression virulente d’un sectarisme politique déplacé.

Qu’Emmanuel Macron exprime quelque émotion en une telle occasion n’est pas une marque de faiblesse mais la preuve d’une sensibilité indispensable à tout individu qui, chaque jour et pour plusieurs années, porte la responsabilité de notre sécurité collective et de la défense de nos intérêts vitaux. L’impassible froideur aussi martiale puisse-t-on l’apprécier augure rarement de bonnes décisions en ce qui nous concerne et l’Histoire est peuplée de personnages aussi peu émotifs que généreux à oppresser et à persécuter.

Si dans l’épreuve, le sang-froid doit présider à la prise de décisions, la sensibilité tempère souvent utilement la colère, réduisant ainsi le risque d’un choix précipité. Dès lors la critique facile – et même imbécile – contre Emmanuel Macron en ces moments de recueillement ne grandit pas ceux qui la prononce. Le combat contre le totalitarisme requiert patience, sang-froid et détermination, et surtout pas excitation ni précipitation ou agitation.

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Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

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