Calan, Portelli, Wauquiez : la campagne LR mérite plus de dynamisme

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« Le débat du débat n’en finit pas » serait-on tenté de dire concernant la campagne pour la présidence des Républicains (LR) qui décidera dans un mois qui de Florence Portelli, Laurent Wauquiez ou Maël de Calan dirigera le parti de la droite et du centre.

Maire de Taverny et Conseillère régionale d’Ile-de-France, Florence Portelli a, la première, demandé l’organisation d’un débat entre les candidats afin de « permettre aux militants de faire leur choix en toute connaissance des projets qui leur sont proposés. »

Prenant acte de l’acceptation de principe d’un tel débat, elle appelle toutefois « ses concurrents à ne pas cacher la démocratie » et estime que toute « tentative pour étouffer le débat sont autant de signaux dramatiques envoyés aux Français. »

Craignant que ces derniers n’y voient l’expression d’un parti introverti, Florence Portelli propose un débat ouvert à la presse, tenu devant un panel de militants représentatifs de chacun des candidats et « animé par des journalistes eux-mêmes sélectionnés à l’unanimité des candidats selon leur professionnalisme, leur expérience des débats politiques et leur impartialité. »

Désireux ne pas renouveler l’expérience des débats de la primaire 2016 qu’il juge peu convaincante, Laurent Wauquiez ne semble pas souhaiter un débat télévisé et répond aux questions des adhérents soit directement sur le terrain où il multiplie les déplacements soit via les réseaux sociaux notamment à travers des sessions Facebook Live.

Maël de Calan se dit quant à lui « surpris » par le refus de Laurent Wauquiez de débattre et se concentre sur ses interventions médiatiques en prenant des positions qu’il revendique comme « conservatrices modérées » tel que le vote annuel de quotas d’immigration au Parlement.

Selon Le Politique qui publiera la semaine prochaine de nouvelles informations pertinentes relatives à la campagne pour la présidence LR et avec l’agréable participation des candidats, les données collectées semblent en effet montrer quelque perte d’intérêt de la part des Français pour ladite campagne en raison notamment d’un certain manque d’attractivité et de visibilité médiatique.

« Les candidats sont très attendus sur les questions de fond, pourtant le contexte général de cette campagne donne un sentiment de superficialité qui sous-estime l’importance de l’enjeu pour l’avenir de la deuxième force politique française en nombre d’élus, » analyse Charles Rault, animateur de Le Politique.

« Au-delà du traitement médiatique qui reste un véritable handicap – injuste – pour la droite en général, on constate le regret exprimé par un certain nombre d’adhérents selon lesquels cette campagne pourtant bien démarrée se serait quelque peu essoufflée. Il reste donc peu de temps pour lui redonner l’énergie et le dynamisme qu’elle mérite, » ajoute-t-il.

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